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mon cheminement en soins infirmiers

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l’université: y aller ou pas?

C’est LA question, et elle se pose avec de plus en plus d’insistance lorsque l’on entame la 3e et dernière année de la technique. Au moment où j’ai débuté le programme en septembre 2008, je n’avais aucune hésitation lorsque le sujet était soulevé dans les discussions entre camarades: non, je n’allais pas aller à l’université car à mon âge, il commence à être pressant de travailler!

Toutefois, au fil des conversations avec des amies qui sont infirmières, avec des collègues de travail pendant l’externat et avec des professeurs, j’ai commencé à me dire qu’il serait peut-être intéressant de poursuivre mes études afin de pouvoir choisir parmi un éventail plus large de types d’emplois. Puisque je désire travailler en « région », le baccalauréat me permettrait peut-être de choisir plus précisément l’endroit où je veux vivre en me permettant de postuler sur la plupart des postes offerts.

Avant de prendre une décision, je dois prendre en compte plusieurs éléments.

D’abord, le délai supplémentaire. Deux années s’ajouteraient à mon cheminement, déjà long. Deux années pendant lesquelles je ne travaillerais pas à temps plein (cépi à l’été 2010 et infirmière à l’été 2011 si je réussis l’examen de l’ordre en septembre 2011), ou plus précisément 16 mois.

Ensuite, le budget. Des études universitaires coûtent considérablement plus cher que des études collégiales. Il est extrêmement difficile d’obtenir un montant précis pour les études universitaires, il faut faire soi-même tous les calculs des différents frais afférents indiqués sur les sites internet des universités pour obtenir une approximation mais disons qu’on parle d’environ 8000$ pour les deux années d’étude du programme dec-bac. Comme j’ai déjà bénéficié de prêts-bourses à l’université, et en dépit du fait que mes prêts aient été remboursés en entier déjà, il ne me reste que 8 mois d’éligibilité au programme. Ainsi, je ne pourrais obtenir de l’aide que pour la moitié du temps requis pour le programme. Cela constitue actuellement l’obstacle numéro 1 à la poursuite de mes études universitaires.

Advenant le cas où je décide de postuler, d’autres questions surviendront, dont celle, cruciale, du choix de l’établissement. L’université de Montréal, située tout près de chez moi, utilise un programme d’apprentissage par problème. Je n’aime pas du tout cette manière de faire. Par ailleurs, les stages peuvent avoir lieu les fins de semaine après la semaine de cours, ce que je n’aime pas non plus, évidemment! Je considère donc l’option de l’université de Sherbrooke, au campus de Longueuil. Pour les déplacements, c’est un peu plus de logistique, mais ce sont surtout les milieux de stage qui posent problème; en effet, le mandat de ce campus est d’attirer, si on veut, des candidats dans les hôpitaux de la montérégie et le centre hospitalier officiellement affilié au campus est Charlemoyne, qui est loin d’être à 10 minutes de vélo de chez moi. Toutefois, il n’y a aucun cours ni stage les vendredis et les fins de semaine et on n’y pratique pas le programme d’apprentissage par problème … J’ai échangé quelques courriels avec les responsables des départements des 2 universités mais il semble difficile d’obtenir de l’information précise de cette manière. Je vais donc appeler au campus Longueuil afin de clarifier la question des milieux de stage: comme je n’ai pas de voiture, je ne peux pas envisager aller en stage à st-jean-sur-richelieu ou à chateauguay, mais je pourrais me déplacer en périphérie de Montréal, par exemple à Pierre-Boucher (Longueuil) ou à Charlemoyne (Greenfield Park). Il faudra donc encore quelques semaines avant que cet aspect ne soit clarifié car pour le moment, en pleine rentrée, les responsables ne sont pas très disponibles pour répondre aux questions de futurs étudiants!

Une dernière considération, mais peut-être la plus importante, est de savoir si je serai admise! Le programme est très contingenté dans les deux établissements. En ce qui concerne l’université de Montréal, je suis assez confiante: la cote R du dernier candidat admis en septembre 2009 était de 24. La mienne se situe actuellement à 32.745 mais elle baissera sûrement à cette session-ci, car mes plus hautes notes étaient en biologie et en sociologie! Pour le campus Longueuil de l’université de Sherbrooke, c’est plus compliqué: le cégep Maisonneuve ne fait pas partie du consortium des cégeps affiliés à l’université, et les candidats du consortium sont admis en priorité.  Le dernier candidat hors consortium à avoir été admis en septembre 2009 avait une cote R de 27. Ainsi je peux espérer que mes bons résultats m’ouvrent la porte mais c’est loin d’être certain.

Au-delà de toutes ces questions pratiques, qu’ai-je vraiment envie de faire? J’aime les études, j’aime apprendre et j’aimerais pouvoir me permettre d’approfondir mes connaissances en soins … Il me reste quelques mois pour évaluer si ce projet est envisageable.

Pour agrémenter cet aride billet, et puisque le titre est dans le même ordre d’idée, voici la toune la question à 100 piasses de Bernard Adamus, qui a donné un super bon show à Peribonka, samedi dernier, dans ma petite salle préférée, à l’auberge de l’île du repos. Ça fait toujours du bien de s’échapper de la routine.

dernière rentrée!!

Ça y’est, c’est la dernière rentrée! C’est complètement fou d’y penser, il ne me reste que 2 sessions pour compléter ma technique. Le temps file …

C’est la rentrée la moins stressante. D’abord, on sait davantage à quoi s’attendre, et comme nous nous anticipons désormais toujours le pire, nous sommes soulagée devant la tournure des événements. L’horaire est moins chargé qu’aux sessions passées, d’abord parce que nous n’avons « plus que » les cours de soins (ce qui donne quand même 31 heures de cours par semaine sans compter les pratiques); conséquemment, j’ai les lundis après-midi et les vendredis de libres, que je pourrais utiliser pour pratiquer en laboratoire. Ensuite, l’horaire de soins comme tel est un peu moins chargé qu’aux sessions précédentes: nous ne terminons à 18h qu’une seule fois, et les stages de mon groupe se terminent début novembre, ce qui pour une fois me laissera du temps pour préparer ma fin de session. Au final, on parle de 10 examens et 15 jours de stage. C’est raisonnable!

Je suis aussi bien chanceuse en ce qui concerne le stage car il aura lieu à Notre-Dame, donc à 2 pas de chez moi et dans un milieu avec lequel je suis un peu plus familière depuis mon externat. Toutefois, comme je n’ai pas fait vraiment de techniques cet été, je ne suis pas vraiment avantagée par rapport aux autres étudiantes, au contraire. La plupart des filles de mon groupe ont pratiqué toutes les techniques à répétition au cours de leur externat et elles sont donc très à l’aise à ce niveau. Je ne suis pas si nerveuse à ce sujet, par contre, parce que je sais bien que la dextérité et la rapidité viennent avec la pratique, je vais donc me préparer le mieux possible et travailler consciencieusement et cela devrait être suffisant.

Les filles entrées avec moi en septembre 2008 mais ayant choisi le cheminement sur 4 ans entament leur 2e année de soins, soit les session de périnatalité/pédiatrie et de perte d’autonomie/psychiatrie. C’est une grosse grosse année qu’elles commencent mais sans les cours de bio et de socio qu’elles ont déjà terminés. Je les vois dans les corridors un peu sonnées face à la somme de travail qui les attend et je suis bien contente d’en être à ma 5e session, même si je ne suis pas si enthousiaste à l’idée de terminer … !

Mes objectifs pour cette session-ci sont de développer ma dextérité et mon aisance au niveau des techniques, d’améliorer l’organisation de mon temps au niveau des soins, et de consolider l’ensemble des connaissances acquises depuis 2 ans. J’aimerais me sentir presque complètement autonome au niveau de tous les soins appris à la fin de cette session-ci de manière à être vraiment en contrôle pour la 6e session, alors que nous aurons plusieurs patients et serons davantage laissées à nous-mêmes.

Bilan de l’externat

À quelques jours seulement de la rentrée, le temps est venu de faire un bilan de mon expérience estivale d’externat aux soins palliatifs de l’hôpital Notre-Dame du CHUM.

Au niveau des techniques, on ne peut pas dire que ce fut concluant: 2 sondes installées, 2 pansements en technique propre et une foule de papillons (microperfuseurs) de narcotiques. Je ne me suis donc définitivement pas « avancée » sur ce plan. Si votre objectif est de profiter de l’externat pour pratiquer les techniques, les soins palliatifs ne sont pas la bonne option.

Par ailleurs, en ce qui concerne les relations avec les patients et leurs familles, je dirais que l’expérience fut moins intéressante que prévu, particulièrement en ce qui concerne le quart de jour: la charge de travail ne permet pas véritablement de contact valable avec les patients et leurs familles; on peut échanger quelques mots, mais il n’est pas possible de s’assoir pour avoir une vraie discussion et on est vraiment peu disponible. Le quart de travail de soir est plus propice à cet aspect de l’apprentissage.

Ainsi au bout du compte, je dois dire que le principal intérêt de mon externat consiste en l’expérience de travail dans le milieu hospitalier alors que j’ai eu l’occasion de me mettre au parfum quant à l’ambiance (médiocre!) et aux façons de faire.  Je recommanderais certainement l’externat comme opportunité de s’immerger dans le milieu de travail et plusieurs de mes camarades ont eu l’occasion de pratiquer plusieurs techniques et sont ravies de leur été. Toutefois, je ne recommanderais pas l’unité des soins palliatifs pour l’externat car elle offre peu de possibilité de développer les habiletés techniques et même relationnelles. S’ils m’offrent un poste, je retournerai probablement être CEPI à l’hôpital Notre-Dame, puisque c’est à 2 pas de chez moi, mais j’ai beaucoup entendu dire cet été, par des membres de plusieurs ordres professionnels, qu’il s’agit d’un des milieux de travail les moins intéressants du système public à Montréal.

J’ai aussi pris conscience du fait que je ne suis pas intéressée à travailler à temps plein. Huit jours sur 14 serait amplement suffisant et c’est ce que je compte faire, même comme CEPI, afin de conserver une santé mentale et physique qui me permette d’effectuer un bon travail.

la chronique « librairie »

Pendant l’été,  j’ai fait l’achat de quelques livres très intéressants.

Soins infirmiers, fondements généraux, 2 tomes théoriques, 1 cahier spirale « méthodes de soins » et 1 cahier « guide d’étude », de Patricia Potter et Anne Griffin Perry.

Au début de l’externat, j’ai discuté avec des filles qui étudient dans d’autres cégep. Elles ont ricané lorsque je leur ai mentionné les kozier dans lesquels nous étudions à Maisonneuve. Elles utilisent les potter et semblaient très satisfaites. Je ne regrette pas mon achat! Ce sont d’excellents volumes. L’information est claire, pertinente et bien présentée. Il y a beaucoup de complément sur le site web des volumes, par exemple des vidéos qui démontrent des techniques, des graphiques, des infographies …

Les soins de plaies au coeur du savoir infirmier, de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

J’ai eu l’occasion de feuilleter ce livre lors d’un cours sur les soins de plaies. La professeure l’utilisait en référence, mais on ne nous le fait pas acheter, car il est trop coûteux. J’ai décidé de me le procurer, d’autant plus que la formation que nous avons reçue en cette matière m’a semblé bâclée. Le livre est divisé en 4 parties: une introduction aux soins de plaies, les plaies chroniques, les plaies aigues, et le traitement des plaies. Cette dernière partie est particulièrement intéressante car elle présente les divers produits et pansements de manière claire et ordonnée, contrairement à ce qui nous a été offert en formation.

Souffrance et médecine, de Serge Daneault.  Un livre essentiel pour tout intervenant dans le milieu de la santé, à mon avis. Plusieurs aspects de la souffrance y sont abordés: la souffrance, physique et psychologique des patients touchés par une maladie terminale, mais aussi la souffrance des soignants causée par leur sentiment d’impuissance, lié au manque de formation mais aussi aux problématiques organisationnelles du milieu. Contenant un grand nombre de témoignages, ce livre ouvre la porte à une réflexion personnelle sur les raisons pour lesquelles nous décidons de faire ce travail et la manière dont nous voulons le faire. J’ai été particulièrement touchée par le questionnement de l’auteur quant à son rôle de médecin dans le soulagement de la souffrance, et la douloureuse prise de conscience de son impuissance alors que la formation qui lui a été dispensée ne lui permet pas de soulager adéquatement ses patients.

Ainsi, il écrit:

« Également, la plupart des maladies que je diagnostiquais n’étaient pas curables: les patients hypertendus, diabétiques ou insuffisants respiratoires devaient apprendre à vivre avec leur maladie tandis que moi, je devais apprendre à travailler avec l’idée que je ne serais pas aussi efficace pour guérir que je l,avais cru durant toutes mes années de formation. Aussi, au-delà de la prescription de médicaments, qui me semblait alors l’aspect le plus spécifiquement médical de mon action, se trouvait une réalité étrange, inquiétante et fort difficile à comprendre. Cette réalité avait pour nom souffrance. Même si je ressentais que la souffrance était presque toujours présente derrière le récit de mes patients, force m’était d’admettre que je ne disposais d’aucun test pour la diagnostiquer, d’aucun médicament pour la soulager et surtout d’aucun moyen pour en diminuer l’impact sur mon équilibre et sur celui des autres soignants avec qui je faisais équipe. Tacitement, nous avons donc pris le parti d’ignorer tout simplement cette dimension fondamentale de l’expérience humaine et de la maladie en tentant de croire que notre activité fébrile, qui se mesurait au nombre de cas que nous avions vus dans la journée, au nombre d’actes que nous avions posés ou au nombre de diagnostics extraordinaires auxquels nous étions parvenus  avait un sens. »

J’ai trouvé particulièrement réconfortant (et rassurant!) de constater, par cette lecture, que des intervenants du système de santé se posent des questions quant aux façons de faire et à notre manière de comprendre et de percevoir tout à la fois la santé, la maladie, la souffrance et la mort.

The spirit level: why equality is better for everyone, par Richard Wilkinson et Kate Pickett. C’est dans le cours de sociologie de la session dernière que Guillaume Fradette, notre professeur, nous a recommandé la lecture de L’inégalité nuit gravement à la santé, écrit par un épidémiologiste anglais. J’ai finalement décidé d’acheter l’étude complète qu’il a réalisée avec une collègue et de la lire en anglais de manière à accéder au texte original. Le propos rejoint mes convictions, mes intérêts et le sujet de mes travaux réalisés dans le cours de sociologie(!): comment l’inégalité des chances ou l’inéquité qui prévaut dans nos sociétés nuit à la santé de tous au bout de la ligne et non  seulement à ceux qui sont défavorisés, entraînant également tout un lot de problématiques sociales diverses.

Quand l’externat achève …

Il ne reste que 10 jours d’externat, les quatre derniers de nuit. L’été aura filé à une vitesse folle. J’essaie de faire le bilan de cette expérience mais les journées sont trop remplies et les congés trop courts pour me permettre de me poser et de réfléchir un peu. Ma tête est constamment occupée par des idées en touffe que je n’arrive pas à mettre en ordre et qui sont brouillées par les sentiments contradictoires que j’éprouve tous les jours. Je rêve plusieurs nuits par semaine à mon travail, aux patients, aux soins; puis, au moment où sonne le cadran, pendant les minutes où l’esprit  hésite encore entre le sommeil et l’éveil, mes pensées errent sur le thème des choses à faire, à vérifier, à regarder, à chercher, je me demande si tel ou tel patient sera encore là ce matin … au bout du compte, mon travail occupe bien plus que les 8 heures que je passe à l’hôpital et finalement, c’est plus que mes deux pauses que je donne gratuitement à mon employeur (car je n’ai pas pris une seule pause depuis le début de l’été)!

Je n’ai pas encore eu le temps ni l’énergie de faire un bilan détaillé, toutefois je sais déjà qu’A. qui a passé l’été en Équateur avec des profs et d’autres étudiantes de soins, ou T. qui a passé l’été en Espagne avec son fils, n’ont rien manqué, et je les envie d’avoir pu se libérer la tête des préoccupations reliées à notre cheminement estudiantin. Je compte quant à moi sur 1 semaine de vacance sur la côte-nord et la Gaspésie pour m’aérer les idées et faire le vide un peu avant la dernière année, le sprint final de mon projet.

projet Sénégal en santé

Mon amie Ana, qui est externe aux soins palliatifs elle aussi cet été, et grâce à qui mon travail est plus facile, a deux emplois et trouve le temps de participer à des activités de levée de fonds pour un projet qui s’en vient à grands pas:

Ce fantastique projet lui permettra de remplacer le stage de sa dernière session d’étude, qui devrait être à l’urgence, par une expérience inoubliable dans un milieu complètement dépaysant et riche d’enseignements de toutes sortes. Des activités sont prévues pour financer le projet, et il faudra beaucoup d’énergie à ces étudiantes pour parvenir  à ramasser les fonds nécessaire, car il s’agit d’un stage très coûteux. Toutefois, si elles font toutes preuve de la même détermination qu’Ana, je suis persuadée qu’elles atteindront leur objectif.

Si vous « magasinez » un cégep pour étudier en soins, informez-vous sur l’offre de tels types de projets, car il s’agit définitivement d’une plus-value importante dans un continuum d’études. Le programme du cégep Maisonneuve n’offre pas de tels stages, malheureusement: cet été, un groupe d’étudiantes sont parties en Équateur mais il ne s’agit pas d’un projet relié au programme: elles sont parties avec des profs de soins faire du travail humanitaire et elles ne seront pas créditées pour un stage.

travail de nuit

Voici quelques photos prises lors du quart de travail de nuit, à l’unité des soins palliatifs de Notre-Dame.

Le salon où je prends ma pause, ici vers 4h20

Vers 4h40, le ciel s'éclaircit lentement

les lueurs de l'aube à travers les moustiquaires

le soleil commence à poindre

le soleil inonde le poste des infirmières

Bien que le soleil entre à flots dans les chambres du côté est, les corridors demeurent dans une pénombre tranquille

Tous les matins, le soleil frappe cet immeuble qui nous renvoie un reflet chaud dans la pharmarcie du poste (et les fenêtres sont pleines de crottes d'oiseaux partout!)

formation ou représentation?

Aujourd’hui, dans un bulletin d’information de l‘OIIQ, on m’offre de m’inscrire à des activités de formation continue.

Intéressée, je clique sur le lien qui mène à la programmation complète des activités de formation. Le document présente d’abord un calendrier puis, en seconde partie, une description plus détaillée de chacune des activités. Comme je cherche les informations sur une activité précise, je défile les pages rapidement et quelque chose attire mon attention au bas des descriptifs:

il s’agit des logos de compagnies pharmaceutiques ou autres, qui vendent toutes sortes de produits, allant des médicaments aux pansements.  Disons qu’il me paraît difficile pour les infirmières qui donneront la formation sur les soins de plaie, comme dans l’exemple ci-haut, de dénigrer les produits des compagnies associées, ou même de faire la promotion de solutions thérapeutiques provenant d’autres fournisseurs.

travailler sur trois quarts …


Mon externat me permet de clarifier certaines données quant aux horaires de travail en soins infirmiers. Le temps complet correspond à 10 jours de travail sur 14. Comme nous devons travailler 1 fin de semaine sur 2, les 2 autres journées de congé sont distribuées dans l’horaire et ne sont pas collées. Les horaires sont montés du dimanche au samedi. Ainsi, on peut travailler du dimanche au mardi, avoir congé le mercredi, travailler le jeudi et le vendredi, avoir congé la fin de semaine, puis travailler du lundi au mercredi, avoir congé le jeudi, travailler vendredi et samedi (et dimanche, puisque c’est 1 fin de semaine sur deux).

Les heures sont réparties sur trois quarts de travail soit: jour (7h45 à 16h), soir (15h45 à 0h00) et nuit (23h45 à 8h00).  À l’embauche, on m’a demandé de choisir une rotation, soit jour/soir ou jour/nuit. Il n’est évidemment pas possible de travailler seulement de jour avant d’avoir 20 ans d’ancienneté au moins! J’ai choisi jour/nuit afin de conserver un semblant de vie conjugale. Les horaires de soir bousillent complètement toute vie sociale ou affective, à moins que le conjoint partage le même horaire: en formation de soir, je quittais la maison avant le retour de mon chum et je revenais quand il était déjà couché. C’est définitivement le quart de travail le moins intéressant pour moi.

Comme je suis sur une rotation jour/nuit, je dois être « orientée » sur les deux quarts. J’ai donc travaillé de lundi à jeudi sur un quart de jour et j’ai congé vendredi avant de travailler la fin de semaine sur le quart de nuit. Or, samedi de nuit signifie qu’on entre à 23h45 le vendredi soir. Ainsi, mon congé de vendredi n’en est pas vraiment un puisque je vais devoir dormir dans l’après-midi et quitter pour travailler vers 23h30. C’est une problématique qui survient lorsqu’on change de quart de travail. Il est donc peut-être plus avantageux de choisir carrément un horaire de nuit afin d’éviter ce genre de « demi-congé » très fatiguant.

J’aurais préféré travailler un peu moins qu’à temps complet pendant l’été, mais lors de l’entrevue au CHUM, on nous avait avisées qu’il n’était pas possible de faire du temps partiel. Bien sûr, je me rends maintenant compte que certaines externes travaillent à temps partiel, soit 8 ou 9 jours sur 14. Je me suis renseignée et en tant que CEPI puis comme infirmière, il est possible de faire 7, 8, 9 ou 10 jours sur 14. Je crois que j’opterai pour un 8 jours/14 afin de maximiser mes chances d’avoir des journées de congé collées, car je ne vois pas comment on peut se reposer convenablement avec des journées de congé isolées dans l’horaire de travail.

le travail de nuit: ses répercussions sur la santé

J’ai commencé à travailler de nuit. Ce n’est que pour une courte période, jusqu’à vendredi matin prochain, pour l’instant. Toutefois, je sais que la rotation jour/nuit sera probablement mon lot si je travaille éventuellement dans le secteur public de la santé, soit dans un centre hospitalier, ou un chsld, par exemple. Je m’intéresse donc à la question des impacts du travail de nuit sur les gens qui doivent l’effectuer pour une longue période. Je reviendrai sur cette question quand j’aurai terminé ma séquence de travail de nuit et que je pourrai en évaluer les répercussions sur ma vie; en attendant, je vous propose l’épisode du 13 novembre 2008 de l’émission Une pilule, une petite granule qui traite de la question.