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29 août: premier cours de soins, premier laboratoire ….

Premier cours de soins parce qu’hier on nous a simplement présenté les plans de cours et les règlements, et cela aurait pus facilement remplir 10 périodes!

Aujourd’hui, théorie en avant-midi, laboratoire en après-midi.

La première partie de la théorie s’intitule: fonction travail. Qu’est-ce que cela signifie? Et bien, l’histoire des infirimières au Québec parcourue en une vingtaine de minutes et 10 questions style fill the blanks, pour ceux qui se souviennent des compréhension de  texte de notre enfance, même genre ….quelques dates à retenir, rien de vraiment compliqué. Le code des professions, la loi sur les infirmières et infirmiers, le code de déontologie, les possibilités d’études supérieurs … on semble nous dire que la technique sera désuète d’ici quelques années, quand quelqu’un se sera enfin décidé à rendre obligatoire le bac pour être membre de l’ordre … mais bien sûr, si toutes les infirmières sont diplomées de l’université, il faudra qu’elles soient payées plus cher et qui veut payer plus cher les infirmières? personne, évidemment, et surtout pas le gouvernement qui est leur principal employeur ET celui qui met sur pied leur formation!

On nous parle de l’OIIQ, de l’immatriculation qui coûte tant (et est à repayer à chaque année), de l’examen de l’ordre qui coûte tant, du fait que nous devrons payer pour être immatriculées dès la première année bien que nous ne soyons pas encore infirmières (loin s’en faut!), et nous nous mettons en équipe pour discuter de la présentation que nous devrons faire le 18 septembre!!! ça ne traîne pas.

Nous sommes une quarantaine dans le groupe du cours théorique. Pour les classes de laboratoires, nous serons réunis en trois groupes de 6, soit 18 étudiants, et nous irons en stage chacun avec nos 5 collègues du sous-groupe.

Après le dîner, nous nous retrouvons donc les 18 dans un laboratoire. Les lab sont vraiment super bien équipés. Je ne sais pas comment c’est ailleurs, Maisonneuve a bonne réputation mais je n’en ai jamais visité d’autres. Je suis impressionnée par les équipements qui reproduisent vraiment les milieux de travail: lit d’hopital et « tous ses accessoires » comme dirait Henri, nous avons tout ce qu’il faut pour faker tous les soins. Je vais essayer de prendre des photos dans les semaines qui viennent.

Les techniciennes de laboratoire, qui sont aussi des infirmières, nous expliquent quoi? les règlements, bien sûr!!  elles nous font faire le tour du lab, et nous informent aussi sur la manière de venir s’inscrire pour des séances de pratique supplémentaires. Pour les trois premières semaines de la session, les laboratoires de pratique sont plutôt réservés aux élèves de troisième année qui partent en stage très rapidement. Ensuite, nous pourrons venir écrire nos noms sur les feuilles à l’extérieur du local pour réserver des périodes de pratique, avec ou sans collègue. C’est deux heures à la fois maximum. Je demande si c’est le maximum par jour ou par semaine? La technicienne rit et me dit: « par jour, et si tu viens 2 heures par semaine pendant toute la session, tu vas être king quand tu vas arriver en stage! ». C’est bien mon intention!!

Les mannequins qui sont dans les lits sont atroces, épeurants de laideur!  je vais essayer de pratiquer avec des collègues plutôt que de devoir prendre par le poignet ces zombies jaunâtres!

Nous commençons tout de suite à voir le PDSB, principes de déplacement sécuritaire des bénéficiaires. Comment lever, tourner, glisser un patient. Comment plier nos genoux, ne pas nous faire mal au dos … tout cela est une question d’argent, finalement, car les infirmières développent beaucoup de maux professionnels: tendinites, bursites, entorses, maux de dos, etc. Je continue d’être très étonnée de la rapidité avec laquelle nous entrons dans le vif du sujet.

et l’examen de calcul dans tout ça?!?!? !

ah oui! L’examen de calcul. Alors, après la pause, on nous a distribué le test, avec une page brouillon et une page réponse. Bien sûr, j’ai plusieurs fois inscrit les réponses sur le questionnaires et ai dû les recopier sur la feuille réponse quand je m’en rendais compte.

Quarante questions. Nous avions une heure pour faire le test, je l’ai complété en 30 minutes. Je n’ai pas révisé par peur de me tromper dans les calculs la 2e fois et de changer des réponses déjà bonnes, alors j’ai remis ma copie.  Il faut quand même 30 bonnes réponses sur 40 pour s’éviter les ateliers. On verra.

cahier mathématiques et médicaments

cahier "mathématiques et médicaments"

cahier mathématiques et médicaments

cahier "mathématiques et médicaments"

28 août: premier cours de soins

De guerre lasse hier soir je suis allée m’acheter un étui à crayons … je ne peux pas continuer à passer 10 minutes au début de chaque cours à farfouiller dans le fond de ma sacoche de vélo un stylo, un crayon, mes lunettes … 3$ au Jean-Coutu, le modèle le plus « neutre » possible.

Arrivée au local de cours, nous sommes quelques uns à être trop tôt. Nous entrons. Bon, la moitié du groupe doit changer de local, nous sommes trop nombreux.  Je me suis dénichée une place au fond, près de la fenêtre et je regarde le va-et-vient des étudiantes qui se font annoncer en entrant qu’ils doivent redescendre quatre étages pour se rendre à un autre local …. elles ont l’air ravies! Au moins je vais pouvoir regarder dehors …

J’avais complètement oublié que l’examen de calcul a lieu aujourd’hui. Heureusement d’ailleurs! J’espère vraiment obtenir 75% mais ça demeure douteux.

C’est toute une séance d’information que deux profs nous servent ce matin. Nous passons à travers non pas un mais bien deux plans de cours, pour les deux cours de soins qui se tiennent du matin au soir les jeudi et vendredi. Il y a de tout: théorie, laboratoires et aussi 4 jours de stages sur 2 semaines, à la mi-novembre, nous voyons les dates car on nous remet un calendrier détaillé de tout ce que nous ferons cours après cours, numéros de locaux et durée exacte des séances!!  On ne peut pas dire que l’on manque d’encadrement!

À la pause, la tête veut nous sauter avec toutes ces informations dont on nous a gavées … les uniformes, les livres, les souliers, et surtout, surtout les 10 000 règlements. Je me demande sincèrement ce qui s’est passé dans les 20 dernières années au cégep pour que le niveau de stress des profs augmente à ce point …. Je comprends que les « jeunes » ont changé, bon ils ont des cellulaires qu’ils cachent sous leurs bureaux pour envoyer des messages texte, mais enfin, j’ai passé des années à lire un livre caché sous mon bureau, je ne vois pas ce qu’il y a de pire …. c’est à dire, je vois une différence, mais pas pour le prof! Les étudiants ne sont certainement pas plus nonchalants qu’en « mon temps », ou qu’en tout autre temps, je serais  même plutôt portée à penser le contraire, avec toute la pression maintenant pour faire du cash, avoir une grosse job, consommer, flasher …

les politiques et les règlements du département de soins infirmiers

les politiques et les règlements du département de soins infirmiers -cliquer pour voir le détail

En tout cas, on nous bassine encore avec les retards qui ne seront pas acceptés (la porte sera verrouillée après le début du cours et les étudiants attardés devront revenir à la pause ..?!?!? ça ne me semble pas très sécuritaire!), et les  examens manqués qui ne peuvent être repris, les étudiants qui seront refusés en stage s’ils ont manqué les laboratoires, etc. On voudrait nous inciter à prendre immédiatement la porte qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Le summum, c’est l’examen de calcul. Ce matin, nous avons un examen formatif de calcul. Les gens qui n’obtiendront pas 75% à cet examen devront suivre des ateliers de calcul, nous ne savons pas encore à quelle heure ni quelle journée. Ces ateliers ne sont pas crédités, bien entendu.

Puis, à la fin de chacune des sessions, un examen de calcul sommatif est inclus dans la (longue) liste des évaluations du cours. Et c’est ici que ça dérape un peu.  Le détail des notes à aller chercher est le suivant pour le cours SIN111:

évaluations sommatives

évaluations sommatives

On se dit: tiens, 10%, c’est pas si mal pour le calcul, mais on se gourre!!! En fait, la réussite de l’examen de calcul est obligatoire pour la réussite du cours, et pour passer l’examen il faut obtenir 15 bonnes réponses sur 20, c’est à dire 75% au lieu du 60% réglementaire et habituel.

Ainsi, on pourrait avoir obtenu 100% dans les examens théoriques, 100% aux stages, mais échouer le cours complet si on n’obtient que 14/20 à l’examen de calcul.  Il faut par ailleurs obtenir au moins 60% pour la partie théorique et 60% pour la partie stage pour réussir le cours, autrement dit les notes ne sont pas cumulatives contrairement à la façon dont elles sont présentées dans le plan de cours.

Pendant que le prof explique cela, je sens bien que les étudiantes sont un peu perplexes …. quoi, enfin, c’est  10% ou  100%!?!??! Disons que je suis un peu stupéfaite, même en y repensant …. car enfin, comment pourrait-on faire échouer une étudiante qui aurait parfaitement réussi toutes les autres parties du cours qui, avouons-le, constituent le véritable corpus? Nous ne nous sommes quand même pas inscrites en mathématiques!

J’admets fort bien que savoir compter est important pour l’infirmière, quoique je ne comprenne toujours pas pourquoi elle ne peut pas se servir d’une calculatrice comme tout le monde. Admettons que les étudiantes d’aujourd’hui aient des faiblesses au niveau des conversions du système métrique et quelques difficultés avec la règles de trois, ne pourrait-on pas leur donner des cours de rattrapage, je n’sais pas moi … il doit y avoir d’autres solutions moins tragiques!

Échouer ce cours comporte une conséquence assez problématique: il ne se donne qu’à l’automne! Voilà donc tout le programme reporté d’une année complète advenant un 14/20 à l’examen de calcul! Si ces connaissances étaient si importantes, pourquoi n’en a-t-on pas fait un pré-requis à l’admission? Quoi, les maths du secondaire ne sont pas assez poussés, les examens de maths du secondaire seraient-ils trop faciles, la matière pas enseignée, que sais-je? Je ne vois pas comment on peut justifier un tel système. Il est nouveau, remarquez, il ne fera peut-être pas long feu.

L’autre aspect de cette problématique est qu’elle découle directement d’une demande de l’employeur: en effet, c’est une fois en stage et au travail qu’il a été remarqué que les nouvelles infirmières n’étaient pas suffisamment à l’aise avec le calcul.  Ainsi, le cégep ajuste l’ensemble de son programme aux demandes de l’employeur, et dans un excès de zèle transforme même cette lacune constatée en un élément essentiel à la réussite du cours, bien qu’elle ne soit notée officiellement que pour 10% de la note.

Tout cela me semble bien invraisemblable, mais on dirait bien que je devrai m’y faire. Il ne reste plus qu’à souhaiter obtenir la note requise.

On a aussi essayé de nous faire perdre des points pour les laboratoires non préparés, mais finalement, quelqu’un a dû réviser les plans de cours car la prof nous informe de rayer ces deux lignes, ils ne sont pas autorisés à enlever des points pour cela finalement!

Pourtant, sur d’autres aspects, on est loin du minimum requis, ainsi: « pour les travaux, si vous êtes à l’aise avec un ordinateur, vous pouvez les taper » ?!?!?!?

Une chose est sûre au bout de ces trois heures, c’est que l’intérêt de la démarche n’est pas dans la formation … c’est à dire que la matière est certainement intéressante, mais le contexte et l’environnement sont exécrables, vraiment. Je comprends les exigences requises mais il me semble que le ton est paniquant. Les jeunes arrivés du secondaire ne sont pas trop stressés, la nonchalance est de leur âge, mais pour les autres, et ils sont majoritaires, c’est plus stressant, car ils sont dans la même situation que moi, où ils ne peuvent pas se permettre d’échouer et de reporter leurs études d’une année complète.

En tout cas, rien n’est fait pour nous donner le goût et nous conforter dans notre choix, tout cela est plutôt décourageant et il faut une bonne dose de motivation pour sortir de ce local le sourire aux lèvres malgré tout. Il n’y en avait pas tellement cet après-midi. Même après que la prof ait tenté de dérider l’atmosphère en nous disant que demain, en laboratoire, nous pourrons enfin mettre la main à la tâche (sic!). Je pense bien être la seule à rire sous cape.

27 août: bio bio bio …

Pas capable de me lever si tôt!  Je dé-tes-te ça.  Ce matin, douche à la course, hop sur le vélo! Je prends l’ascenseur pour descendre de mon appart à la rue, parce qu’avec les livres de bio et de soins, je ne peux même pas soulever le cul du vélo; j’ai même arraché mon support à sacoche la journée où j’ai acheté mes dictionnaires et mes codec!  Pendant que j’attends dans le corridor, comme les 500 autres étudiants amassés dans 10 pieds carrés, une fille qui regarde un papier d’un air perplexe s’approche et me demande: « Savez-VOUS où se trouve l’escalier pour monter au 6e? ».  Il faut dire que les escaliers roulants centraux montent sur 5 étages, alors c’est une bonne surprise quand on voit un 6 sur son horaire! Je ne le sais pas mais je note définitivement le VOUS utilisé pour me poser la question ….

Deuxième cours de biologie, c’est deux fois deux heures par semaine. Il y a des lectures et des devoirs à faire pour préparer le cours magistral et le prof les vérifie au début du cours. Elle nous a avisés que si la préparation n’était pas faite, nous ne pourrions pas assister au cours et serions invités à aller compléter les devoirs avant de revenir. Et bien, ce matin deux personnes n’avaient pas fait la préparation ….!?!? Nous avons commencé avec la comparaison en équipe de ce que nous avions répondu au devoir. Puis le cours théorique. C’est assez intéressant, mais le beat est vraiment lent. Pas que je trouve ça facile, mais toutes les fois que le prof dit quelque chose, elle attend ensuite que les gens l’aient écrit, elle note des choses sur un petit transparent projeté à l’avant, et juste le temps de tout écrire ça, je n’en reviens pas! Si nous continuons à ce rythme, je ne pourrai pas me plaindre que la difficulté vient du tempo du cours!

voilà loutil!

voilà l'outil!

À mi-cours environ, ça cogne à la porte: un monsieur de l’entretien demande s’il peut prendre 2 minutes pour coller un carton sur un bureau …?? l’air un peu impatient, la prof dit: oui oui …. Elle poursuit son exposé, et le monsieur se met à coller un carton 8×10 sur un bureau près de la porte …. il colle ça avec un rouleau de papier collant monté sur un bidule là …. qu’on tient avec un manche et qui déchire tout seul, vous voyez?? ça fait un bruit terrible quand il le déroule et encore pire quand il le coupe!! il colle les quatre côtés, consciencieusement, ça lui prend 5 minutes, la prof est excédée, ça se voit vraiment!

Pendant la pause, je ne sors pas. Je regarde autour de moi. Les gens sont restés assis en équipe et ils jasent. Je dis les gens, mais ce sont surtout des filles, il doit y avoir 3 ou 4 hommes sur une trentaine de personnes dans le groupe. J’ai un peu discuté avec une fille avant le cours, elle va reconduire ses deux enfants à la garderie le matin, elle est à la bourre un peu, elle a fait un dec il y a neuf ans et revient faire la technique en soins après neuf années sur le marché du travail. Comme moi, mais en plus jeune, évidemment … :) Je pose une question au prof au sujet de l’horaire, elle me vouvoie elle aussi  mais peut-être vouvoie-t-elle tous les étudiants …..

Je regarde le mur près duquel je suis assise ….. tout est tellement crasseux, je ne sais pas si c’est caractéristique des cégep étant donné que je n’ai fréquenté que Maisonneuve … mais il me semble que tout est bien plus décrépit qu’il y a vingt ans …..bon, en l’écrivant je me rends compte que c’est bien normal, mais il n’y a vraisemblablement eu aucune retouche de peinture, aucun plâtre de mis sur les murs, tout est usés, barbouillés, troué, démoralisant et laid.

Deux heures de cours, c’est très vite passé en tout cas.  Sortie du local à 10h00, arrivée chez moi à 10h15, je me fais à déjeuner et je plonge dans l’étude: aussi bien en finir avec la prochaine préparation de bio tandis que j’ai tout ça en tête …. au bout du compte, je travaille pendant quatre heures et j’abats les deux prochaines préparations! Comme c’est congé lundi prochain, cela me mène au lundi suivant, alors que nous aurons un laboratoire. Je n’ai jamais aimé les laboratoires au secondaire, je n’y comprenais rien et il me semblait toujours que nous perdions presque tout notre temps à attendre que le prof vienne vérifier ce qui nous avait pris 10 minutes à faire, mais il mettait 45 minutes à faire le tour ….. je présume que ce sera plus sérieux …..

26 août: psychologie d’un mardi matin

J’arrive dans le corridor …. toujours cette foule, tout le monde debout ou assis, adossé au mur du corridor, attendant que s’ouvre la porte du local de cours. Il est tôt. Trop tôt à mon goût: je dois me lever de plus bonne heure que lorsque je travaillais! Il est 8h00. Le cours commence dans quinze minutes.

Le prof arrive. Nous entrons, je prends la première place près de la porte, tout en arrière. J’ai toujours préféré être assise à l’arrière d’une classe, je ne me souviens pas en fait m’être déjà assise à l’avant, même quand il y a peu de monde. J’aime avoir une vue d’ensemble. Je n’aime pas qu’on m’observe le dos! Et être près de la porte, ça peut être pratique. Ce qui est bien de ce local, c’est qu’il y a des fenêtres, de grandes fenêtres. Un rideau est tiré mais l’autre non, et comme on est au 4e étage, on voit le feuillage des arbres et même des bouts de ciel par la vitre sale.

Le prof prépare ses choses, elle essaie de faire fontionner le projecteur pour afficher son plan de cours sur l’écran. C’est une salle de cours « multimedia », dans la terminologie de Maisonneuve, mais bon, tout ce qu’il y a, c’est un tableau blanc sur lequel on peut écrire au feutre au lieu du tableau vert et de la craie, et un projecteur qui, si je me fie à mes expériences passées dans toutes sortes d’école, ne doit pas fonctionner la moitié du temps, à moins que ce ne soit les profs qui ne sachent pas quoi en faire, ce n’est pas clair. On ne commence pas tant qu’il n’est pas 8h15 tapant!  Quelqu’un frappe à la porte, qui s’est  verrouillée en se refermant. On met une poubelle pour la tenir ouverte. Ça y’est, il est précisément .15, on peut commencer.

Le prof se présente, c’est une dame un peu plus vieille que moi peut-être, c’est dur à dire en fait, elle dit que ça fait 20 ans qu’elle enseigne, elle n’a donc vraisemblablement pas 30 ans. Elle rit souvent, mais personne d’autre ne rit dans la classe. Personnellement, je ne trouve pas ça drôle mais les autres sont peut-être tout simplement gênés, je ne sais pas …. Elle nous refait la même blague sur les noms difficiles à prononcer, mais contrairement aux autres profs, elle rit franchement! Elle est encore la seule. Elle nous dit: « si vous saviez, nous recevons la liste des noms le matin même » ….  Après avoir nommé mon nom, elle dit: « ah tiens, ça ce ne sera pas compliqué à prononcer » …. ?  Je reconnais les visages, il semble que nous seront tous ensemble dans les mêmes cours pendant trois années …. 23 heures par semaine. Nous sommes entassés, bien sûr. Les tables sont bancales, les chaises aussi.

Nous faisons une petite activité pour « briser la glace »  ….! Le prof énonce une affirmation et nous devons nous déplacer dans la classe vers l’avant si nous sommes d’accord, vers l’arrière si nous sommes en désaccord, et sur les côtés si nous sommes fortement en accord ou en désaccord.  Je présume qu’elle veut vérifier si elle a une classe d’exaltés ou de modérés ….. je me suis tenue sur les côtés! Ensuite, nous passons à travers le plan de cours: la matière, les examens, les travaux, les attentes … Nous allons voir le « développement de l’enfant », de la phase prénatale (?) à l’âge de 12 ans … les gens posent des questions, on n’entend rien parce que d’autres étudiants parlent et circulent dans le corridor et personne n’a enlevé la poubelle ce qui fait que la porte est toujours ouverte. Quand quelqu’un arrive en retard ou sort pour aller aux toilettes, ça fait tout un boucan en claquant sur le métal. Il y aura un travail de session, en équipe. Je n’aime pas vraiment les travaux d’équipe, en fait je n’aime pas ça du tout. Je suis trop contrôlante pour laisser quelqu’un faire un travail ou la moitié ou le centième d’un travail qui doit être remis avec mon nom sur la page de présentation. Je veux tout faire moi-même, mon but est donc de réussir à convaincre mes coéquipiers de me laisser faire, ce qui habituellement n’est pas franchement difficile.

Pas de livre à acheter, et examen de fin de session une semaine avant les autres, le 9 décembre. Parfait. Le cours se termine une heure plus tôt que prévu, à 10h00.  Je sors au gros soleil. C’est déjà fini la fraîcheur matinale, il fait chaud. Une dame fume, assise sur un banc. Je sors un oeuf dur de mon sac, je n’avais pas déjeuné encore. Je détache ensuite mon vélo et à 10h15 je suis chez moi!  Je vais avoir tout l’après-midi pour faire le travail préparatoire du cours de biologie de demain matin. Je ne sais pas comment je vais faire pour me lever si tôt tous les matins par contre …..

25 août: faire connaissance avec Marieb

Premier cours  de biologie à 15h10 aujourd’hui: deux périodes le lundi, et deux périodes le mercredi matin, de 8h15 à 10h00. Je suis arrivée un peu plus tôt pour vérifier le temps que je mets pour me rendre au cégep en vélo: 10 minutes!! J’ai aussi complété les dernières transactions reliées à mon nouveau statut, c’est à dire carte étudiante, achat de feuilles mobiles et prise de possession de mon certificat de prêt. J’aurai seulement un prêt cette année, étant donné que j’ai travaillé pendant 8 mois, mais je le prends quand même, je le garde de côté, on ne sait jamais dans quel état seront mes finances dans 2 ans ….

Je suis allée consulter les numéros de locaux pour les cours de soins de jeudi et vendredi. J’ai un peu erré pour trouver le dit-tableau, situé au fond d’une rangée de cases, c’est laid et crasseux le cégep, je ne me souvenais pas de ça. Je ne me souvenais pas non plus de la foule terrifiante qui s’engouffre partout, à la coop, à la cafétéria, une foule bigarrée et bruyante, TELLEMENT bruyante, incroyable …. peut-être que ça me dérangeait moins à 17 ans, je ne sais pas, mais en arrivant à la cafétéria, j’ai été complètement gelée par le nombre de personnes qui circulent, bavardent en groupe, courent, mangent, crient, parlent sur leur cellulaire, rient ….tout cela est sympathique mais un peu déstabilisant pour qui a passé les dernières 12 années de sa vie seule dans son cubicule en tapis!

elaine marieb, cest elle!!!

elaine marieb, c'est elle!!!

Alors, tout le monde se pointe dans le corridor, devant la porte verrouillée, avec son gros livre à 70$ sous le bras: le Marieb! LE livre de biologie. Il est pas donné, mais il paraît que nous l’utiliserons pendant toutes nos sessions et même après, à l’université (hahaha) et peut-être même toute notre vie!!!!  J’observe les gens un peu … les filles sont très très court vêtu, ça ne me scandalise pas du tout mais je suis un peu étonnée de constater comment elles sont habillées comme pour sortir, maquillage, talons, vêtements serrés … me semble que c’est se donner ben du trouble pour aller s’assoir dans une salle de cours miteuse mais bon …. elles ont peut-être un agenda que je ne connais pas. D’ailleurs tout ça m’arrange un peu, j’ai l’air quasiment jeune, pas maquillée et pas peignée!

le dit-livre

le dit-livre

La prof arrive avec son sarrau, nous ouvre la porte ….. brrrr …petit local glacial (glacial j’insiste!), longues tables noires de labo, on est tassés les uns sur les autres mais bon, c’est toujours comme ça: plus on grimpe le niveau d’étude, moins on est bien équipé, c’est un refrain connu.

La prof se présente, elle a l’air bien gentille mais bon, elle accouche en octobre, alors vaut mieux pas trop s’attacher, elle ne terminera pas la session avec nous. On passe le cours complet à expliquer le plan de cours!!! J’en reviens pas!! Tout est expliqué de long en large …. et on passe un « contrat », c’est à dire que le prof nous explique à quoi elle s’attend de nous: pas de cellulaire, pagette, lecteur mp3, pas de retard, du respect (?), en tout cas, toutes sortes d’affaires et à la fin faut dire qu’on est d’accord, je vois pas vraiment d’autre choix de toute façon! C’est le 2e prof que je rencontre, et comme la première, elle fait des blagues sur les noms vraiment difficiles à prononcer qui sont sur sa liste de présence ….. bon bon bon, ils vont tous nous la faire on dirait …. je trouve ça limite poli, quand même, comme commentaire …. Elle nous explique comment on devrait prendre des notes et étudier pour l’examen final (!) qui est à livres ouverts ce qui risque effectivement de causer des problèmes aux étudiants qui arrivent du secondaire.

Nouveauté pour moi:  les examens sont la propriété du collège!! HAHAAHAHA!! qu’entend-on par là? ben, après l’examen, on nous donne nos notes, mais si on veut voir où on s’est gourré (dans un but pédagogique mettons!!), faut aller au bureau du prof et là on peut consulter notre examen mais pas le sortir du bureau, ni le photocopier, ni le photographier!! hahahahah!! sont fous!  Tout ça arrange bien les profs, j’imagine, qui peuvent conséquemment utiliser le même examen pendant 20 ans d’enseignement sans crainte qu’il ne se transmette parmi les étudiants.

On ne peut pas non plus manger dans les locaux …… car les poubelles ne sont pas vidées assez souvent! une blague attend pas l’autre!! Éventuellement, on ne pourra plus aller aux toilettes j’imagine ….toute cette eau et ce papier, ils n’auront plus les moyens c’est sûr!

Je vois sur le plan de cours que nous allons disséquer un rat ….. aaaaaaaaaa dans quoi me suis-je embarquée!!

rat en mauvaise posture

rat en mauvaise posture

21 août: fractions, règle de trois ….

Je fais des exercices dans le cahier mathématiques et médicaments. Il y a un site internet, odilon.ca, auquel on peut s’inscrire pour tester nos connaissances, mais comme je n’ai pas le nom d’un professeur, ça ne fonctionne pas. Peu importe, il y a suffisamment d’exercices dans le cahier pour me permettre de faire une bonne révision, même que dans mon cas, il s’agit carrément d’apprentissage, car je ne me souviens pas du tout avoir déjà appris toutes ces choses! Additionner, multiplier et diviser des fractions et des nombres décimaux, résoudre des règles de trois avec des fractions, ou des décimales, ou des décimales en fractions!! Des heures de plaisir à venir!! Mais j’avance assez vite. Je prévoie que l’examen sera jeudi, dans le cours de soins infirmiers, car je doute qu’ils prennent du temps sur le cours de biologie de lundi pour nous faire passer l’examen. J’espère que nous aurons suffisamment de temps, car je ne compte pas très vite au crayon, et je dois absolument obtenir 75% pour échapper aux ateliers du midi!

20 août: remise des horaires

Journée d’accueil au Cégep Maisonneuve. Les gens de soins infirmiers récupèrent leur horaire à 13h00 puis doivent se présenter au local d-4420, un genre de petit auditorium, pour une présentation générale du programme. Je suis bien contente de finalement savoir comment s’organiseront mes journées pour les quatre prochains mois. Ainsi, j’ai cours le lundi après midi, puis les mardi et mercredi matin, et finalement toute les journées du jeudi et du vendredi, soit de 8h00 à 17h30. Cela me paraît assez chargé et je n’ai pas les cours de formation générale que certains étudiants doivent se claquer. Disons que je comprends pourquoi certains préfèrent prendre quatre années pour compléter le programme.

J’achète quelques livres qu’il me manque encore, ils ne sont pas tous sur la liste disponible à la coop, je présume que les professeurs nous informeront à ce sujet. Une somme de 248$ qui s’additionne aux 238$ déjà payés et ce n’est pas terminé.

Je traîne ma sacoche de vélo qui pèse une tonne à travers les couloirs, jusqu’au local où nous sommes invités à nous rendre, en fait, pas invités, obligés! On fait la file, on nous associe en petits groupes de 6 ou 7, j’apprends par la suite que le groupe sur l’horaire, 13 dans mon cas, sera mon groupe pour les cours, et le mini-groupe de 6 correspond à celui des stages.

Je suis assise dans l’auditorium, où l’on nous informe de différentes choses. J’écoute distraitement, je regarde les gens … je trouve que les filles ont l’air vieilles … je ne sais pas quel âge ont les gens, quelques uns semblent définitivement dans la quarantaine, mais la majorité devraient être tout droit sortis du secondaire …. et pourtant les filles me paraissent plus âgées, en tout cas plus que ce que j’avais l’air à cet âge …. et presque de ce que j’ai l’air aujourd’hui! Je me conte peut-être des histoires….une étudiante m’a bien vouvoyée tantôt!

Je tente de sentir la vibe ….. je ne sens rien. La présentation n’en finit plus. Les gens agitent leurs papiers, on n’entend rien.

Je ne cotoie jamais de jeunes et je me demande si j’ai quelque chose en commun avec eux. Peut-être certains d’entre eux reviennent-ils comme moi pour démarrer un nouveau projet  ….. bien oui, le tiers environ lèvent la main quand la dame demande qui a de l’expérience collégiale ! mais pour les jeunes, ceux qui arrivent du secondaire, ceux qui ont 17 ans, quelle peut bien être leur motivation pour suivre ce cours que l’on dit si exigeant …… Depuis une heure que la présentation est commencée, cela fait au moins 5 fois que l’on nous dit que le cours est difficile et dispendieux, que le cours de biologie est souvent échoué, qu’un cours échoué ne nous permettra pas de passer en deuxième année, que sur 160 étudiants qui commencent, seulement une cinquantaine termineront, que des programmes d’aide aux études, en biologie surtout, existent pour ceux qui voudront bien les utiliser, que des services d’orientation sont disponibles aussi ….. Cou’don, on voudrait nous décourager qu’on ne ferait pas mieux!

Je comprends un peu l’idée en arrière de tout cela: il s’agit que les étudiants soient au courant de ce qu’ils entreprennent, de l’ampleur de la tâche qui les attend, et d’essayer de leur faire comprendre que leurs études doivent être prises au sérieux ….. J’ai toutefois un doute sur la technique utilisée. Un sentiment de panique et d’urgence se dégagent de tous les intervenants qui viennent nous parler. Pas un cours n’est encore commencé que nous voici en mode stress.  Il n’est pas question de s’absenter, pas question d’échouer, pas question d’être nonchalant, mais enfin nous sommes bien ici pour étudier, je me demande ce qui permet de douter de notre bonne volonté.  On nous félicite tellement d’avoir choisi la profession d’infirmière que cela commence à me paraître louche!

Tout est terriblement encadré mais bon, je vais m’y faire. Nous allons remplir tous ensemble la petite fiche de commande des livres …. je décline poliment, j’ai déjà tout acheté mes livres, il semble que je sois la seule ..je ne les sors pas quand les gens questionnent à ce sujet, je ne veux pas être la back to school qui a tout acheté une semaine avant le début des cours, même si c’est le cas!

Nous nous regroupons par groupe de stage. Mon groupe compte 6 personnes. Nous devons découper des parties du corps humain et les placer le mieux possible sur un autre dessin de corps nu. Nous faisons de notre mieux et comme je suis la king du découpage (!), nous remportons la manche! Un tirage en argent sera effectué dans notre groupe, que je ne gagnerai évidemment pas. Quelqu’un fait remarquer qu’ils feraient mieux de faire tirer des livres obligatoires, au prix où ils sont…..effectivement ….

Je quitte le cégep avant la visite de la cafétéria et de la bibliothèque. Sous un soleil écrasant, je clip ma sacoche sur mon vélo, qui penche d’un côté! Je quitte le cégep par la rue Rachel, un trajet que je ferai souvent pour les prochains mois.

Et bien. Ça commence lundi, par le cours de biologie, le plus difficile semble-t-il, celui que nous allons tous échouer, celui où il faut  piocher et étudier, celui auquel ils ont rajouté une heure par semaine pour aider les étudiants à passer …… bien hâte de voir ça.

15 août: je quitte Bell définitivement

Et voilà! c’est aujourd’hui que se concluent 11 années et demi de collaboration au régime Bell Canada. J’ai avisé mon patron que j’allais quitter à midi, bien sûr il n’a pas manqué de me rappeler qu’il n’allait pas me payer ces quatre heures et demi non travaillées,  mais bon, je n’en suis pas à quelques heures près, budgétairement parlant, et il n’est pas question de moisir à mon cubicule jusqu’à 17h, quand même!!

Ainsi, c’est la fin et je ne ressens aucune émotion. Cela vient probablement du fait qu’il s’agit davantage d’un commencement que d’une fin. En réalité, il y a des mois que je ne suis plus vraiment au travail (si j’y ai jamais été!), j’anticipe les années d’étude qui viennent, je me prépare, j’y pense, je me documente, et je suis déjà partie du bureau depuis des semaines au bout du compte. Tout le monde était au courant que je ne voulais pas de cadeau ni de party, ni de dîner, ni quoi que ce soit de ce genre, et ils ont respecté cela, j’en suis bien contente.

Midi moins cinq, je prends toutes mes affaires et je cours presque vers la porte ….. je me précipite hors de l’ascenseur, je passe outre les maudites portes tournantes où il faut puncher même pour sortir, car j’ai remis ma carte à mon ancien boss, et je traverse la rue au gros soleil. Ma mère m’attend pour prendre avec sa voiture les bouteilles de vin que des collègues m’ont offertes et que je n’avais pas prévues: je n’ai pas de place pour les rapporter dans ma sacoche. Je détache une dernière fois mon vélo de l’arbre auquel il est attaché 9 mois sur 12 depuis des années, je l’enfourche et ça y’est!!!! je suis partie.

Pendant la ride de vélo, je réfléchis à tout ça ….. les émotions que je ressens, un mélange d’excitation, d’angoisse et de soulagement. J’ai pris ma vie en main. Voilà. C’était pas plus compliqué que ça au bout du compte.

J’ai envoyé un courriel à mes collègues en partant. Je vous le copie ici:

Salut.  Ça y’est, c’est fini. Je décolle enfin, après en avoir beaucoup parlé. Depuis deux ans que dure ce cheminement menant à mon départ, je suis passée par toutes sortes de difficultés et d’émotions, ne sachant jamais si un obstacle inattendu n’allait pas m’empêcher de parvenir à mon but. Il y a eu quelques embûches mais au bout du compte, j’y suis arrivée. Néanmoins, le plus difficile a sans aucune doute été de prendre la décision d’échanger un emploi très bien rémunéré et peu demandant pour trois années d’étude menant à un métier très exigeant et mal payé! Je me suis souvent réveillée en pleine nuit, angoissée, indécise, Martin se réveillait et nous descendions discuter de longues heures, assis à la table de cuisine, à la noirceur ….. Quand je me suis finalement décidée et que j’ai entrepris les démarches menant à mon admission à l’école, le poids s’est levé de mes épaules, et j’ai recommencé à « faire mes nuits »! Bien sûr, je suis encore stressée par la rentrée, la difficulté des cours, les stages, la job qui ne sera pas facile, les conditions non plus, mais bon, je suis une fille stressée anyway, comme dit mon chum « je change toujours un stress pour un nouveau! »

Je sais que je fais le bon choix. Je ne peux plus faire un emploi qui ne me valorise pas, qui ne me semble pas utile, ni pour moi ni pour les autres, qui ne sert qu’à enrichir les boss de la corporation pour laquelle je travaille. À l’âge où je suis rendue, je sentais ma vie se gaspiller, avec les 8hrs par jour passées au bureau, quand il me semble que j’ai le potentiel et les possibilités de faire un métier où on peut vraiment faire une différence pour quelqu’un. Je suis profondément convaincue qu’en ces temps fous que nous vivons, alors que tout est pourri, la seule occupation valable est de soulager la souffrance d’autrui afin que la vie leur soit moins insupportable. C’est très personnel comme sentiment, évidemment, c’est le mien tout simplement.

Je partage ces réflexions avec vous parce que je ressens aujourd’hui une très très grande satisfaction d’avoir eu l’intention d’un projet et d’être allée au bout de ce cheminement. Le feeling d’indépendance et de liberté que me procure le fait d’avoir agi selon mes convictions, d’entreprendre une vie plus en accord avec mes idées, ce feeling est vraiment très très bon :)  Mon chum trouve qu’il me faut du courage pour faire ce geste mais en fait, il m’aurait fallu beaucoup plus de courage pour continuer à me pointer ici tous les matins (ou presque!!!). J’aime l’idée de cesser de me laisser dériver, de prendre le contrôle de ma vie et de tenter d’échapper au sort. Si certains d’entre vous ont des projets professionnels ou privés, je vous souhaite d’avoir suffisamment l’envie de les réaliser pour passer aux actes, car c’est tout un trip.

14 août: conclusion de l’épisode vaccin

Alors voilà: hier soir, dernier vaccin, coqueluche, reçu au clsc. Et ce matin, je télécopie mon carnet de vaccination au cégep afin que tout soit en règle pour obtenir mon horaire le 20 août prochain. Je commence à être fébrile, je pars du bureau demain, je n’y crois quasiment pas!!