la route ouverte

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mon cheminement en soins infirmiers

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ça y’est …

… la première session de ce programme de trois ans (6 sessions) est terminée. Elle s’est achevée sur une note amère, avec un examen final de biologie que j’ai trouvé passablement malhonnête, mais enfin, j’avais déjà obtenu plus que la note de passage avec les examens précédents, fort heureusement! Le soleil fait scintiller la neige qui s’est accumulée en vagues sur le rebord de mes fenêtres, je ne vais quand même pas être de mauvaise humeur la journée où je termine enfin cette première session éprouvante!!

Je vais plutôt m’efforcer de penser à autre chose, pendant les quelques journées de congé qui s’en viennent, soit entre tout de suite (!) et le 5 janvier, date à laquelle j’entreprendrai 4 ou 5 journées intensives de chimie pour terminer si possible les 2 devoirs et l’étude qu’il me reste à faire, car pendant la session ce n’est pas vraiment possible. J’ai aussi des projets de raquettes, de musique et de lectures. Dans un élan de folie, l’idée m’était venue d’acheter les cahier coop des cours de bio et de soins de la prochaine session afin de prendre un peu « d’avance » mais puisque les cahiers ne sont pas encore disponibles à la coop, cela a coupé les ailes à ce projet complètement stupide. Je me contenterai d’étudier quand le temps sera venu.

Quand j’aurai décanté la fin de session, je dresserai un bilan que vous pourrez lire sur ce blog, bande de chanceux!

mongolie 27 mai 2008

Je ne suis pas encore au sommet, loin s’en faut. Mais d’ici quelques jours, je saurai si j’en ai le sixième d’accompli. J’essaie de ne pas penser aux 5 sessions encore plus difficiles et intenses qui sont à venir. J’essaie de me concentrer sur l’examen final de bio, et les congés des fêtes pendant lesquels je vais travailler à terminer mon cours de chimie, yeah (ironie).

Pour l’instant, j’ai déjà réussi trois des quatre cours assurément, car j’ai plus de 60 points d’amassés en biologie et en psychologie avant même l’examen final, et en soins alors qu’il reste la note du travail de stage à recevoir.  Nous avons eu l’examen final en laboratoire, qui valait 30%. Il ne m’a pas paru difficile, mais bien sûr, on ne peut pas se fier à notre instinct sur ce plan. Je suis allée voir le corrigé de l’examen 3 de laboratoire (dont nous avons eu le résultat lundi midi et que nous pouvions consulter en fin d’après-midi de cette même journée, soit à quelques heures de l’examen final …..). La prof qui avait corrigé mon examen était disponible le matin mais nous n’avons eu nos résultats qu’à midi …. après l’examen de bio, une autre prof a gentiment accepté de nous montrer le corrigé; je l’ai fait en espérant me souvenir des réponses que j’avais mises, car cela faisait plus de deux semaines que nous avions eu l’examen. Je finis toujours par pogner les nerfs: à un endroit on demande la température de l’eau pour une certaine technique, j’avais répondu « tiède ». NAH! erreur. Les réponses acceptées étaient « température corporelle », « 37 degrés » ou encore « confortable au toucher ». Je demande à la prof: et tiède? Elle me répond: non, tiède n’était pas accepté, c’est trop flou. Je dis: ouin, mais « confortable au toucher, c’est pas très précis non plus et d’ailleurs, ça ne veut pas dire tiède ça? Elle me dit: non, ça veut dire que tu ne t’ébouillantes pas …. bon…vous voyez le genre de conversation inutile et sans issue auxquelles ces consultations d’examen aboutissent … à tout le moins, j’ai constaté quelques erreurs que j’ai pu éviter le lendemain matin à l’examen final, car plusieurs questions revenaient, ce qui rend encore plus absurde le fait de n’avoir pas plusieurs jours pour consulter nos  examens.

Les profs doivent remettre les notes pour le 5 janvier au plus tard. Disons que je serais étonnée de les obtenir avant, mais on ne sait  jamais, tout à coup que les profs auraient un relent d’énergie à quelques jours des vacances …. et qu’on pourrait partir en raquette l’esprit tranquille …..

1 de vos cours ….

depuis ma fenêtre ...

depuis ma fenêtre ...

Ce matin, pas de vélo pour la peureuse que je suis, il neigeait à plein temps, alors on prend le bus sur st-joseph. Ça se passe assez bien, mais arrivé à st-michel, il passe un bus plein, un 2e bus plein, au 3e bus plein je décide que c’en est assez, il est déjà 8h05, je n’arriverai pas à temps pour mon cours de bio, le dernier avant le contrôle 3 de lundi: profitant de ce que les gens sortent, j’entre par la porte arrière. Évidemment, il y a encore de la place pour 10 personnes au bas mot, mais pas un chat ne me suit …. nous sommes tellement timorés, enfin ….. Arrivée au cégep, cours pour l’eau chaude, et course vers le local, il est 8h14 et la porte est toujours fermée …… mmmm mauvais signe ….. le prof n’est pas arrivé! Seulement une dizaine d’étudiants, d’ailleurs, font le pied de grue dans le couloir …… 8h20, 8h25 …ce n’est pas le genre de N., il est toujours en avance, mais vue les conditions, nous l’attendons un peu ….. 8h30, top chrono! Nous quittons les lieux! Quelques courageux persistent encore une quinzaine de minutes, nous descendons plutôt au café étudiant jaser bio un peu entre nous, comparer nos réponses d’atelier et discuter de la matière de l’examen qui vient.  Je reprends le bus pour revenir chez moi, il neige toujours ….. une journée complète d’étude m’attend, avant mes 2 examens demain matin.  J’ouvre omnivox en arrivant chez moi, histoire de voir si les profs n’auraient pas eu la folie de corriger nos travaux et examens remis il y a 3 semaines déjà …on ne sait jamais, et QUE VOIS-JE, ajouté à 10h55 dans mon profil????

1 de vos cours est annulé!!!

1 de vos cours est annulé!!!

GROSSE NOUVELLE!!!

de ma fenêtre ...

de ma fenêtre ...

bon, au moins il commence à faire beau, le soleil scintille dans les branches gelées de l’arbre à ma fenêtre, ça rend l’étude un peu moins déprimante ….. :)

musique pour étudier

Il y a plusieurs techniques pour étudier. Et plusieurs types d’études. Il y a des lectures et les devoirs à faire, les préparations pour les cours, l’élaboration de résumés pour faciliter l’étude des examens, et l’étude comme telle, 1 ou 2 jours avant l’examen.  À toutes ces étapes, la musique est un outil indispensable en ce qui me concerne. Elle me calme les nerfs, elle m’enveloppe dans un confort connu, elle me met dans un état d’ouverture et de bien-être qui favorise le travail intellectuel.

Voici une petite liste de ce que j’écoute à cette session-ci pour accompagner mon étude. Bien sûr, cela varie selon les nouveautés et les fluctuations de mon humeur …. par exemple, Beast sort son album cette semaine, ce sera sûrement la musique des examens de fin de session!

Les suites pour violoncelles seul et les cantates de Bach sont le choix parfait pour étudier la biologie (!). Et Karkwa, gatineau, galaxie 500 et fred fortin?? pas possible, j’arrive pas à rester assise devant mes livres!!! Mais je me reprends en allant voir les shows aussi souvent que possible, ça aussi c’est bon pour l’étude, se défouler un peu! C’est pour ça que j’irai voir Karkwa au métropolis le 11 décembre et les Zapartistes le 28!

« le temps passe toujours un peu plus fort, un peu plus vite, on n’se rend compte de rien puis on arrive toujours au bout du chemin »

Catherine Durand et ses deux très beaux derniers albums

coeurs migratoires diaporama

Le dernier Philippe B, intime et intelligent

taxidermie

taxidermie

Le dernier disque de Ian Kelly, speak your mind, que j’écoute en boucle depuis des semaines et n’importe quel disque de Dan Thouin

speak your mind - ian kelly mile end st-viateur - Dan Thouin

le superbe learn to smile again, de Susie Arioli, qui me donne tellement hâte à l’album solo de Jordan Officer

learn to smile again - Susie Arioli

learn to smile again - Susie Arioli

Et bien sûr, toute la musique de Patrick Watson, surtout close to paradise, qui me bouleverse encore

Close to paradise - Patrick Watson

Close to paradise - Patrick Watson

fiou!

Et bien voilà, nous avons expédié un autre examen ce matin. Examen théorique de laboratoire de soins. Toujours le même format, avec toujours quelques éléments que je ne suis pas sûre que nous ayons vus mais bon, que faire! La note parfaite n’est pas accessible, en ce qui me concerne je vise le 80%. Plusieurs fois pendant l’examen je me suis dit: cette question sera sujette à obstination au moment de la correction, car nous savons que certains profs corrigent selon une grille qui n’est pas négociable, ce qui tranche un peu avec leurs déclarations incessantes au sujet de l’importance de faire preuve de jugement ….. J’espère que j’aurai 80%, ce qui me dispenserait d’aller consulter mon examen et protester pour telle ou telle affaire qui ne tient pas debout et vaut 0.8 point …… les résultats ne seront sûrement pas sortis de sitôt, avec tous les profs qui sont en stage quatre jours semaine, plus personne n’est disponible pour quoi que ce soit.

J’ai remis mon travail de stage, les dés sont donc jetés là aussi. C’est congé cet après-midi et ensuite tout ne sera plus que préparation d’examens. Le premier à venir sera l’examen final de psycho pour lequel je ne fonde pas trop d’espoir: je serais très satisfaite d’un 75%. En spéculant un 11/15 pour l’examen de cette semaine et un 19/25 pour le final, j’obtiendrais 85%, ce dont je serais ravie étant donné le peu d’intérêt que j’ai pour le sujet.

Deux jours plus tard, ce sera l’examen d’intégration de théorie en soins: démarche de soins, fonction de travail, terminologie … très diffcile et beaucoup d’étude à refaire, ce qui est doublement platte. Une heure plus tard, le fameux examen de calcul sur lequel repose (invraisemblablement) le sort entier de notre session. Disons qu’il doit y avoir du monde passablement stressé, en tout cas moi je le suis. Mëme si j’ai au 100% à l’examen formatif de début de session, nous ne sommes jamais à l’abri d’un dérapage, et il faut, contre toute logique, 75% pour réussir. Tout cela serait hautement contestable en cas d’échec, mais je vais tenter de me mettre à l’abri des problèmes en réussissant, autant que possible. Je vais refaire tous les exercices que j’avais faits au moment du premier examen, puisque cela avait bien fonctionné. Ce soir là j’irai voir Karkwa, détente et défoulement bien mérités!!! Ensuite, contrôle 3 de bio, qui ne devrait pas trop demander de travail, suivi le lendemain du final d’intégration théorique de lab en soins et ÇA, ce sera du sport!!!!!! J’aime autant pas trop y penser, je sens que ça va être violent comme examen. Des listes interminables de choses à mémoriser, une révision de toute la matière vue depuis le début de session, des mises en situation pas claires et des questions mal formulées, si j’obtiens 70% à cet examen (qui représente quand même 30% de la session) ce sera la fête des shooters, sûr et certain!! Le final de biologie qui suivra, le 22 décembre, me semblera un pet de soeur à côté de ça.

Au bout du compte, il est très difficile de se détacher des notes. Souvent, en étudiant pour un examen, j’essaie de mettre le doigt sur l’élément stressant: en l’identifiant, je pourrai consacre plus de temps à étudier cet élément et conséquemment réduire l’angoisse. Il arrive toutefois fréquemment que je me rende compte que mon étude est suffisante pour réussir mais le fait de commettre quelques erreurs me rend malade. En dépit du fait que je sache que les questions sont parfois incompréhensibles, que l’enseignement est incohérent d’un prof à l’autre ce qui fait qu’il y a parfois des items aux examens que nous n’avons pas vus, que l’étude comporte des pages et des pages de « par coeur », que les définitions de deux termes diffèrent parfois d’un seul mot, et même si je sais que les notes n’ont aucun impact au final et qu’il suffit de réussir (ce qui sera déjà un exploit en soi), je suis toujours frustrée d’une correction inéquitable de la part d’un prof, d’une erreur d’inattention de ma part ou d’un piège que je n’ai pas su éviter. Je crois que le plus grand défi pour moi, pendant ces trois années, sera de faire le deuil des « grosses » notes et d’envisager l’ensemble du projet plutôt que chacune des épreuves à réussir indivivuellement comme autant de concours à remporter. Il faut garder le cap sur l’objectif à atteindre, qui est de compléter et réussir le programme, point.

la fin approche ….

de ma fenêtre, où mon regard se perd parfois, quand j'en ai marre d'étudier .....

de ma fenêtre, où mon regard se perd parfois, quand j'en ai marre d'étudier...!

La première neige est tombée ce matin, m’obligeant à prendre le bus, et avec elle arrive mine de rien la fin de la première session. Ce n’est que le sixième du programme qui s’achève (!) mais le temps passe quand même très vite.

Les stages se sont très bien déroulés, j’ai obtenu une bonne note pour la portion pratique du stage. Il reste le travail à remettre: collecte de données effectuées avec notre patient, hypothèse et diagnostic, objectif et interventions, bref: simulation d’une démarche de soins. C’est à remettre vendredi, en même temps que le troisième examen de laboratoire. Aujourd’hui, c’était un examen de psycho, mais j’étais assez relax compte tenu du fait que j’ai obtenu 100% dans le travail de session (yé), ce qui me donne un confortable coussin au vu des 40 points qu’il reste à aller chercher: je n’ai besoin que de 9 points pour « passer » mon cours, et c’est le même topo pour le cours de bio, où il me faut 9 points sur une possibilité de 45 pour réussir la session. C’est définitivement une bonne stratégie que de commencer fort en début de session pour se donner une marge de manoeuvre en vue de la fin de session qui est beaucoup plus chargée. Rien ne dit que ce sera possible à chaque session, il semble que cela se corse passablement dès la 2e session et que les notes baissent drastiquement, mais comme j’en ai marre de me laisser terroriser, je passe outre ces menaces et on verra en temps et lieux!

Maintenant, on entame un blitz d’examens car en ce qui concerne la théorie, il ne reste que des cours de bio. Je vais donc passer beaucoup de temps chez moi à étudier en buvant du thé. Voici de quoi ça a l’air concrètement parlant, une fin de session! :)

ma table de travail avec ma tasse de thé indispensable

ma table de travail avec ma tasse de thé indispensable

un médecin près de chez vous, est-ce possible?

Ce n’est pas Jeux de société ou envoyé spécial, mais KM Zéro est quand même une bonne émission présentée à téléquebec, dont les épisodes peuvent être visionnés sur leur site internet.

Il y a quelques semaines, un médecin près de chez vous, est-ce possible? abordait plusieurs sujets tournant tous autour de l’accès difficile à un médecin de famille ou même, à un médecin tout court. On y apprend comment plusieurs initiatives locales permettent de gérer cette problématique et qu’il ne faut finalement pas compter sur le gouvernement pour nous garantir l’accès aux soins.

un médecin près de chez vous, est-ce possible?, à KmZéro

un médecin près de chez vous, est-ce possible?, à KmZéro

un « boni » pour les boniches

Charest promet 3000$ en boni aux nouvelles infirmières!

en fait, c’est 3000$ par année pendant les 3 premières années d’exercice de leur métier…..

C’est clair que ça va être un incitatif pour que des jeunes ou des moins jeunes passent trois années aux études, quasiment sans revenu, à travailler gratos l’air de rien pendant les stages…. j’ai déjà déboursé 3000$ de frais de scolarité, livres, immatriculation, uniforme, équipement, soulier et j’en passe, en 1 session seulement!!!!  ……. franchement, faut-tu prendre le monde pour des caves  …….

déjà la moitié des stages complétée …..

santa cabrini, le centre hospitalier où je fais mon stage

Jeudi et vendredi dernier étaient mes deux premières journées de stage en soins infirmiers. Deux journées très remplies, qui m’ont complètement épuisée.  Tout s’est très bien passé, je suis assez contente. Il reste que l’angoisse pré-stage, le stress de la première journée, la tonne d’information à assimiler en quelques minutes, la nervosité des premiers soins à notre patient assigné, et la pression des données à collecter pour compléter le travail de session relié au stage ont eu raison de mon endurance. Je suis sortie de l’hôpital vers 16h00, les deux journées, avec un mal de bloc carabiné, pédalant vers une sieste de deux heures, avant de m’écrouler définitivement pour la nuit vraiment pas tard en soirée!

Il faut dire que vendredi nous avons eu une journée sans doute exceptionnelle, avec plusieurs cas de vomissements et diahrrée dans la nuit précédant notre arrivée; plusieurs de nos patients étaient en isolation, entraînant des procédures particulière pour pénétrer et sortir de la chambre, et compliquant un peu les soins, surtout pour une première fois. Des prélèvements ont été pris sur certains patients, dont le mien, pour le C-difficile, ce qui nous a incités à se laver les mains 10 fois plus qu’habituellement. Nous n’avons pas arrêté une minute, avec les transferts et les grands nettoyages de chambre qui réduisaient le nombre de personnel disponible pour les soins.

Néanmoins, la glace est brisée et je crois que pour tous les membres de mon groupe de stage (nous sommes 6), la pression est tombée et les journées se sont bien déroulées, tous comptes faits. J’ai entendu parler des autres groupes de stage; certaines personnes ont abandonné pendant la première journée, certaines sont parties en larmes. Il faut dire qu’au niveau des stages, c’est la même problématique que pour les cours: d’un prof à l’autre, on est aux opposés quant à ce qui est attendu des élèves et la manière dont le prof perçoit l’utilité d’un stage. Notre prof de stage veut que nous ayons une première expérience positive; elle a choisi des patients qui sont relativement autonomes et lucides afin que nous parvenions à établir un contact et une relation qui soit significatifs; elle croit que si nous démontrons du respect, de la confiance, de la bonne volonté et que nous faisons de notre mieux, nous réussirons notre stage; elle nous a recommandé d’entrevoir ces journées comme des occasions d’apprentissage et non d’évaluation.

D’autres professeurs voient le stage comme une façon de tester les étudiants; conséquemment, ils leur attribuent les patients les plus difficiles et les plus lourds; ils essaient de les  décourager pour vérifier leur résistance au stress et à la pression; ils les épient constamment pendant les soins, les critiquent devant les patients et leur met de la pression pour aller plus vite ce qui bien sûr engendrent des erreurs. Mes amis qui sont dans ces groupes sont découragés et écoeurés de leur stage. Plusieurs d’entre eux sont compétents et on ne peut qu’espérer qu’ils seront tenaces et ne laisseront pas un seul prof leur faire abandonner leur projet.

J’ai eu la possibilité d’avancer ma collecte de données nécessaires pour le travail de stage pendant les journées passées à l’hôpital. J’avais l’intention de mettre un peu de temps là-dessus en fin de semaine, mais l’étude pour l’examen de biologie de demain a pris tout mon temps finalement. À partir de demain, c’est le rush de fin de session, qui durera 5 semaines, ce qui est tout à fait absurde, j’en conviens!

dernier virage avant le dernier droit …..

dernier virage, la route est cahoteuse!

dernier virage, la route est cahoteuse!

Cette semaine, pas d’examen, seulement la remise d’un travail de session ce matin, en psycho. Mais les stages débutent jeudi. À l’hôpital Santa Cabrini pour moi, département des soins prolongés. Jeudi, il s’agira d’une journée d’orientation et vendredi nous commencerons à donner des soins.

La contradiction dans les manières d’enseigner est encore une fois flagrante dans la façon dont le stage nous est présenté, selon les groupes. J’ai une amie qui a déjà eu la fiche de son patient, un cas très très très lourd, qui la stresse déjà d’avance. Dans mon groupe, la prof nous a plutôt expliqué qu’elle tient à ce que ce premier stage soit une expérience positive, l’objectif n’étant pas de nous dégoûter du métier à tout jamais, de nous mettre en panique ou de nous humilier mais bien de nous familiariser avec le milieu hospitalier, le contact avec les patients, les qualités d’entrevue, de patience et d’empathie. Nous avons un travail de session relié au stage à remettre le vendredi suivant, ce qui nous donnent 5 jours pour le compléter, sans compter l’examen de biologie lundi après-midi et celui de psycho le mardi suivant …. hem! disons que c’est un peu serré pour produire un travail de qualité, mais on n’a pas tellement le choix!

À partir de la semaine prochaine, ce sont des examens toutes les semaines, en plus du stage, et les examens finaux qui arrivent à grands pas.  Mon étude pour chacun des examens est planifiée à la minute près afin de m’assurer que tout sera fait à temps et suffisamment.

J’ai déjà des amis qui abandonnent. Tout est fait pour nous décourager. Le manque d’équité de l’examen de procédés, le manque de rigueur dans l’enseignement, le manque de pédagogie des profs qui n’en sont pas, commencent à avoir raison des plus doués. Le fait qu’on nous répète sans arrêt que la job est difficile et stressante et que nous sommes fous de nous embarquer là-dedans, l’état d’urgence qui règne sans arrêt dans les cours où on nous crie par la tête pour des raisons nébuleuses, tout cela contribue à user les nerfs et à entretenir un sentiment de frustration. On dirait qu’il y a une fierté généralisée à dire que c’est fou, c’est dur, c’est chargé. Les profs se vantent de ne presque pas dormir, aux études elle aussi, donnant des cours de soir en plus, n’arrivant pas à corriger nos examens dans des délais raisonnables et réglementaires sous prétexte d’ëtre débordées. Le jugement, les qualités  personnelles, la motivation, le sang-froid, l’empathie, tout cela n’est pas considéré, et la seule chose que les examens testent pour le moment c’est notre mémoire. Pendant l’examen de procédés, à peine si les profs nous regardaient, concentrés sur la grille d’évaluation à cocher les p’tites cases: oui elle a mis la serviette, oui elle a plié la débarbouillette du bon côté …. comme si le comportement et l’attitude n’avaient aucune importance alors qu’à mon avis, il n’y a que ça … la technique finit toujours par s’apprendre.  Bref, nous verrons à la fin janvier les dégâts qu’aura causés cette première session ….Au bout du compte, bien plus que de talent, ce sera une question d’entêment pour se rendre au fil d’arrivée.