Pour éviter de faire escale en Europe et en quelque sorte revenir sur nos pas vers Sao Miguel, nous avons pris des billets avec SATA pour faire: Montréal-Toronto-Ponta Delgada. Toutefois, la portion Montréal-Toronto-Montréal est (malheureusement) opérée par WestJet: quelque semaines avant notre départ, la compagnie décide de ne plus conserver qu'un seul vol par jour sur ce trajet et on se retrouve avec une escale de 20 heures à Toronto avant de revenir à Montréal! Nous décidons donc d'acheter un vol séparé, Toronto-Montréal, avec Air Canada. À l'aller, le changement d'heure ne nous laisse qu'1h40 d'escale à Toronto, et comme WestJet refuse de nous fournir nos cartes d'embarquement pour le vol Toronto-Ponta Delgada, nous devons courir d'une porte à l'autre dans YYZ pour arriver à temps en espérant qu'on nous accepte sans nos cartes. Nous sommes chanceux: le sympathique personnel de SATA à la porte d'embarquement est au courant qu'il y a des passagers de Montréal, avec WestJet, qui arrivent tard et n'ont pas leurs cartes d'embarquement: ils nous impriment ça en un temps record et hop! nous quittons pour Ponta Delgada, sur l'île de Sao Miguel. Partis de la maison, à Montréal, à 13h30 le 25 mai, nous atterissons à 6h40 am le 26 mai. Tout va rondement à l'arrivée: nous scannons nous-mêmes nos passeports, une petite photo, le monsieur nous met une étampe et hop! nous voilà dehors. Nous mettons quelques minutes à comprendre que notre loueur de voiture squatte en fait un kiosque anonyme dans le stationnement extérieur, à quelques centaine de mètres. À 7h30 nous sommes assis dans la Volkswagen Taigo bleu nuit, 18 000 km, propre, trop propre: après une journée de route, elle sera déjà sera déjà plein de terre et de poussière et de miettes de massa!!Il bruine un peu mais il ne fait pas froid. Pour le moment, comme nous sommes encore assez en forme, nous décidons d'allonger un peu notre trajet car il ne faut que 45 minutes pour rallier Furnas, où se trouve notre hôtel pour les quatre prochaines nuits, mais la chambre ne sera pas prête avant 15h! Nous longeons donc le bord de la mer, en passant par Lagoa, Caloura, Agua de Pau, Vila Franca do Campo.
C'est dans cette dernière que nous nous stationnons et marchons un peu, dans le jardim Antero de Quental encerclé par l'église do Senhor Bom Jeus da Pera et l'église de Sao Miguel Arcanjo, et les rues avoisonnantes, plutôt désertes. Arrivés à la petite Praça Bento Gois, Martin entre à la boutique Vodafone pour acheter une carte locale et nous reprenons tranquillement la route, en essayant de longer la côte le plus longtemps possible. Tout au bout, juste avant de devoir obligatoirement tourner à gauche pour rejoindre la grande route, nous prenons l'embranchement à droite vers la Praia da Amora. Ça descend assez abruptement dans une forêt luxuriante jusqu'à une aire de picnic où on pourrait utiliser de magnifiques bbq et d'énormes table en pierre. Il y a une vue magnifique sur la côte, et un petit sentier qui descend à une plage, mais comme ça semble pas mal raide et que nous sommes vannés, nous nous contentons de la vue et de la fraîcheur de l'ombre du feuillage dense. Déjà nous sommes très impressionnés par la végétation, toutes les fleurs et les arbustes en bordure de route qui reluisent après la pluie.
Malgré tous nos efforts, nous finissons par arriver à Furnas à 11h30. On tente notre chance à l'hôtel mais les visiteurs quittent à midi donc notre chambre n'est pas prête. Nous faisons quelques achats, grignotons un peu, avec le plan de poursuivre notre exploration à l'est en voiture mais finalement nous somnolons dans la voiture jusqu'à ce que le monsieur de l'hôtel viennent nous dire que nous pouvons prendre la chambre! Nous dormons de 15h à 18h, puis sortons souper chez Tony's. Il n'y a pas un très grand choix de restaurants, il faut dire que c'est une ville de 3000 habitants, et en sortant du resto vers 20h15, tout est fermé, pas un dépanneur, pas une épicerie, rien n'est ouvert. C'est calme et c'est beau, et de toute façon on est claqué, on file se coucher.