les ailes de mon coeur lourd

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« J’ai la gueule trop pâle qui rêve de lunes et d’étoiles, cette fois-ci je mets les voiles, je dis: bon vent! »

Je pars en voyage samedi. Mais comme à chaque fois, il y a longtemps que ce voyage est commencé. Il a commencé avec le visionnement d’un film, Urga, un film extraordinaire de Nikita Mikhalkov (à qui on doi également le chef d’oeuvre Oci Ciorne).

Fascinés et bouleversés par la beauté des steppes mongoles, nous nous sommes tout de suite dit : il faudrait y aller! Mais cela nous paraissait comme un rêve ou un projet lointain. C’est la première étape du voyage, où l’on se dit: tiens, ce serait pas pire d’aller voir ça ….

Les années passent et on fait d’autres voyages …. et on a toujours en tête cette destination qui nous fait rêver. Un bon jour on décide d’en vérifier la faisabilité! On compte, on recompte, on projette, on questionne, on s’informe, on fait le tour des forums ….. et puis on se décide!

Depuis le mois d’octobre 2007, nous savons que nous visiterons la Mongolie en mai ….. Cela nous paraissait tellement loin, mais bien sûr le temps file, et nous voici à deux jours du départ. Fébriles, excités, et encore surpris de penser que nous débarquerons finalement à Ullaan Bator lundi matin, ce lieu dont nous avons rêvé si longtemps.


Marie-Pierre Fournier, une musicienne à suivre!

Dimanche dernier, au Verre Bouteille la musicienne Marie-Pierre Fournier présentait son spectacle. Nous sommes allés faire un tour, attirés par ce que nous avions déjà entendu d’elle lors d’une première partie de Galaxie 500 au Café Campus, et aussi par les musiciens qui l’accompagnaient: Olivier Langevin, Louis-Jean Cormier, François Lafontaine et Robbie Kuster! Disons que les chances que ce soit médiocre était à peu près nulles! Et ce fut très bon! Comme nous n’avions payé que 7$, je serais même portée à dire que c’était excellent! Si Marie-Pierre Fournier compte faire un disque, je serai définitivement preneuse. Le style n’est plus uniquement country comme le show que nous avions vu avec son band au café campus, c’est beaucoup plus éclectique. La musique est assez élaborée, il faut dire que les « collaborateurs » le permettent … ! Il y a eu plusieurs covers intéressants, mais comme les compositions étaient très très bonnes, j’aurais préféré en entendre davantage. La voix est belle, les textes sont biens, la musique est excellente. Nous avons passé une très très bonne soirée, et attendons avec impatience la sortie d’un disque et de futurs spectacles.

Éric Proulx, de la ferme Tourilli: vision et espoir

J’avais déjà vu Éric Proulx en entrevue, à Pinard ou DiStasio, à la Semaine Verte, je ne sais plus …..à l’émission de Latulippe aussi ….

Éric Proulx est artisan fromager et paysan chevrier. Il a fondé la Ferme Tourilli, une fromagerie artisanale qui produit des fromages de chèvres de grande qualité.

Il est aussi un interlocuteur passionné quand il parle de l’agriculture québécoise, du terroir et de l’artisanat. Il comprend tous les grands enjeux, les explique bien et précisément et communique une émotion bouleversante en le faisant.

Canal D a diffusé, dans le cadre de DocuD, un excellent documentaire que vous pouvez visionner sur leur site, Le reel du fromager. Le film présente « un portrait réaliste d’un artisan fromager, chevrier paysan, face au contexte agro-alimentaire québécois actuel. »

Éric Proulx est volubile, intelligent, informé et articulé. Ses propos sont vivants, sa passion et son enthousiasme communcatif, et son entêtement est admirable. Ce film suscite beaucoup de questionnements et de réflexion, sans être jamais ennuyeux, et vous touchera droit au coeur, j’en suis sûre.

C’est peut-être une question de tempérament, mais en ce qui me concerne, il a aussi enfoncé plus avant la lame du découragement … je ne vois pas comment nous parviendrons à nous sortir des ornières où notre égoïsme et notre ignorance nous ont conduits.

le nouveau Philippe B, chez tous les mauvais disquaires!

Le nouveau (et excellent!) disque de Philippe B est sorti aujourd’hui.

Comme les disquaires indépendants se font de plus en plus rares, mon chum se pointe chez Archambault ce midi même pour acquérir le dit-cd. Cherche dans l’étalage « nouveautés francophones » …. rien. Demande à une commis: « ben, c’est dans Jazz ça! » …. ?!?!?!?!?!??!

Quoi, Philippe B n’est plus francophone? Son disque sorti aujourd’hui ne serait pas assez récent pour figurer dans les nouveautés? Peut-être tout simplement quand la musique est trop élaborée et qu’on y comprend rien, on sacre ça dans le tas Jazz au fond …?? Va savoir.

Tout ça pour dire: ne faites pas comme nous, achetez-le directement du site internet de Proxenett, sa compagnie de disque, au lieu d’aller encourager l’ignorance et l’incompétence chez Archambault. Leur boutique en ligne fonctionne très bien et vous pourriez tenter votre chance avec des albums de Gwenwed en même temps, pour découvrir toutes les facettes de cet artiste.

Les Germaines …… On n’est pas sorti du bois …..


Bonjour Mme Pilote. Je vous ai entendue ce matin dire à Chistiane Charette qu’une femme qui vit dans un loft du plateau, mange du sushi et soupe à 20h n’est pas une femme ordinaire ……. tiens donc, me voilà exclue de votre groupe sélect. Je me demande d’où vient cet manie des femmes de vouloir se regrouper en petites gangs homogènes, méfiantes envers celles qui ne vivent pas comme elles ….. toutes les femmes sont « ordinaires » en ce sens qu’elles partagent toutes les mêmes caractéristiques biologiques qui les identifient à jamais; elles sont aussi toutes extraordinaires comme l’est en fait chaque individu, unique et semblable.

Je suis étonnée que votre démarche prenne sa source dans l’exclusion de celles qui ne sont pas conformes à votre projet, et dans la glorification du modèle usuel et considéré comme la norme alors que toutes les luttes devraient viser à libérer tous les êtres des conventions et des carcans qui les empêchent de voler plus haut et d’affirmer ce qu’ils sont réellement. C’était une réelle déception pour moi d’entendre de votre part ce discours réducteur, vous que j’avais toujours trouvé si affirmée et si indépendante. J’ai découvert un mépris et une pensée obtue que je ne soupçonnais pas. J’ai pris la mesure du chemin qu’il reste à parcourir pour que toutes les femmes soient en mesure de vivre la vie qui leur tente, sans être jugées, car vos petite capsules (de qualité médiocres en passant) empestent non seulement la frustration, mais surtout l’opportunisme à plein nez.

Visiblement, nous ne sommes pas sorties du bois.

seba, du groupe Gatineau, chez bande à part et au cheval blanc

Dimanche 30 mars, au Cheval Blanc, la soirée Duos de l’ange nous a ravi les oreilles (et le gosier, avec la superbe stout maison, mmm!!). Le numéro final avec les deux Langevin, Olivier et Michel away, était incroyable!!!! Une seule pièce d’une dizaine de minutes, livrée avec une énergie et un talent complètement renversants!!

Et le numéro d’ouverture, livré par SEBA et Vander, était tout aussi excellent, avec trois très très belles adaptations des chansons de Gatineau.

Duo_Appetizer

Le disque de Gatineau en est un que j’écoute en boucle ces derniers mois, et je vous recommande une entrevue avec SEBA sur bande à part. Une longue entrevue touchante qui révèle quelqu’un d’authentique, allumé, intelligent et articulé, toutes des qualités qui ne courent pas les rues et méritent d’être soulignées.


martin léon: pus dans ma liste à moi.

Je n’aime pas les palmares, les concours, les compétitions et les remises de prix et de trophées. Particulièrement dans le domaine musical. Pour toutes sortes de bonnes et de moins bonnes raisons, mais surtout parce que la somme de création qui ne se rend jamais jusqu’à nous est colossale et conséquemment tous ces classements ne récompensent au final que les artistes déjà connus, ne font rien découvrir et se résument en un concours de popularité médiocre. Bon.


Néanmoins, sans doute par désoeuvrement, j’ai lu dans la Presse la liste des 10 meilleurs (qu’entend-on par « meilleur », c’est pas précisé…) disques québécois de l’histoire (l’histoire de qui, c’est pas précisé….). Je l’avoue, c’est d’avoir vu le nom d’Olivier Langevin parmi les « personnalités » questionnées qui a titillé mon voyeurisme et j’ai donc cliqué sur quelques faces connues et moins connues pour examiner leur liste … je me suis dit: que voilà une belle occasion de faire des découvertes musicales, quand je vais lire qu’un tel ou une telle trippe sur un disque dont je n’ai jamais entendu parler ……

HIIIIIIII j’étais tellllllllement dans l’erreur!!! Presque tout le monde a énuméré les mêmes albums sur lesquels règne un genre de consensus comme nous les aimons tant au Québec. Je me demande même si le fait que leur face soit dans le journal avec leur liste n’a pas incité certaines personnes à nommer des disques qui n’auraient peut-être pas été dans leurs choix si la liste avait été anonyme …..

Possiblement que la formulation de la question « disque québécois de l’histoire » a incité les intervenants à choisir des productions ayant eu un impact sur la culture québécoise. Je reconnais cette réflexion dans plusieurs des choix qui se retrouvent sur la plupart des listes. Au bout du compte, je n’ai rien découvert du tout.

Ah non, tiens, c’est faux. J’ai découvert quelque chose de très platte. En parcourant les listes, je n’ai pas été très étonnée que Louise Forestier, Jean Robert Bisaillon (french B) et Yves Lambert aient choisi un de leurs disques parmi les 10 meilleurs de l’histoire (!). Franz Schuller de Grimskunk, qui choisit un disque de Grimskunk dans sa liste …….bon ….. heu …… peut-être qu’il avait mal compris la question.

Mais Martin Léon. Martin Léon a choisi Kiki BBQ comme l’un des 10 meilleurs disques québécois de l’histoire. C’est un excellent album. Vraiment. Un des meilleurs de l’histoire? mmm … Je l’ai écouté en boucle pendant longtemps, je l’écoutais encore souvent jusqu’à tout récemment. Jusqu’à ce que je lise sa liste en fait.

Je me doutais bien qu’il ne se prenait pas pour de la crotte, mais bon, c’était un préjugé, je n’en avais pas la certitude. Maintenant je l’ai, et cette arrogance confirmée et affirmée m’a gâché à tout jamais le plaisir de l’écoute.

histoire de trou de …pardon! papier-cul!

Je travaille pour une grosse entreprise, dans un gros édifice du centre-ville de Montréal. Je ne travaille pas chez Jo-Patate.

En ce jeudi matin, nous ne pouvons plus aller aux toilettes depuis quelques heures déjà, car il n’y a plus de papier. En effet, restrictions obligent (car mon employeur n’a enregistré QU’un bénéfice net de 2,39 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2007), les toilettes ne sont nettoyées et les poubelles vidées que 3 fois par semaine désormais. Il manque donc systématiquement de papier de toilettes sur mon étage.

Que faisons-nous quand il manque de papier dans les toilettes au 3e étage d’un édifice du centre-ville de Montréal? Nous appelons la compagnie responsable de l’entretien des bâtiments. Ce faisant, nous rejoignons leur centre d’appel situé à Moncton, Nouveau-Brunswick. Un préposé ouvre un billet, et envoie un courriel à la compagnie sous-traitante qui s’occupe du ménage dans notre édifice. Cette compagnie, sur réception du courriel, dépêche quelqu’un pour venir mettre du papier dans notre toilette. Si toutefois, comme c’est le cas ce matin, après plusieurs appels le papier n’est toujours pas apparu, le préposé de Moncton ne fais ni une, ni deux, il appelle carrément son sous-traitant directement afin que le processus soit accéléré.

Je viens de demander à un préposé de centre d’appel localisé à Moncton de venir mettre du papier de toilette au 3e étage d’un édifice du centre-ville de Montréal.

Je surveille par la fenêtre …. dès que je vois le gars de UPS arriver avec son colis, je vous fais signe …. en attendant, quelqu’un a suggéré que nous utilisions les documents que nous avons déchiquetés ce matin en guise d’essuie-fesses …….peut-être qu’une page du dernier rapport annuel de mon employeur ferait tout autant l’affaire en plus de procurer de l’agrément …….

Agriculture biologique soutenue par la communauté: avez-vous votre fermier de famille?

C’EST LUI!!!! C’est mon fermier de famille, François Tanguay, qui se retrouve sur le site d’Équiterre pour annoncer le retour du temps des inscriptions pour les gens qui veulent participer au programme de l’ASC, l’agriculture biologique soutenue par la communauté.

Je participe à ce programme depuis plusieurs années déjà, toujours fidèle aux Jardins du petit tremble, mais il y a une multitude de fermes parmi lesquelles vous pouvez faire votre choix.

L’idée est fort simple et lumineuse. Vous devenez partenaire de la ferme choisie en achetant une part de récolte à l’avance, puis pendant toute la saison vous récupérez un superbe panier de légumes frais et biologiques livrés à un point de chute près de chez vous. C’est une belle opportunité de manger non seulement bio, mais surtout LOCAL, la meilleure option pour réduire son empreinte écologique.

Je vous copie ici la description du programme publiée sur le site d’équiterre, mais je vous suggère de visiter leur site qui recèle par ailleurs une foule d’informations sur toutes sortes de sujets.
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sabbatique asiatique …. si on avait besoin de se donner envie de voyager ….

Aujourd’hui je lis au sujet d’un nouveau guide Ulysse, Journal de Voyage Asie. Que signifie ce titre mal formulé? Il s’agit d’un guide combiné à un carnet de voyage dans lequel on peut utiliser les informations sur tous les pays asiatiques mais aussi noter ses impressions, son itinéraire, etc.

Depuis que je parcours l’internet, je n’ai pas acheté un seul guide de voyage. Je cherche les infos dans les forums et sur les sites, carnets de voyage et blogs des voyageurs qui partagent avec enthousiasme leurs expériences. Ces sites personnels sont des mines d’informations et d’impressions et recellent souvent de superbes photos qui donnent encore plus le goût de se rendre à destination.

Et cela me fait penser à ce blog auquel je suis abonnée: sabbatique asiatique. Deux hommes sont partis en voyage pendant une année en Asie et ils tiennent de là-bas, presqu’en direct, un carnet de voyage illustré de photos renversantes. Venez me dire, après avoir lu ces carnets et visionné ces photos, que vous ne crevez pas d’envie de tout sacrer là pour partir indéfiniement, aller voir ailleurs d’où le vent vient, prendre contact avec le monde, et toujours aller vers l’avant, n’être plus jamais immobile, toujours en mouvement, vers les autres et plus près de soi.