voyons donc le camping quand les refuges sont vides!
Aujourd’hui sur Cyberpresse, dans le cadre d’un super dossier (2 articles!) au sujet du traitement infligé aux sans-abris par les agents du SPVM, on peut lire l’intervention suivante:
«Il n’est pas souhaitable que les parcs deviennent des adresses permanentes, de nuit comme de jour. Un parc, ce n’est pas un dortoir en plein air. Ce n’est pas vrai qu’on condamne des gens à coucher sur le trottoir en fermant des parcs. Au centre-ville, il y a assez de place dans les refuges pour accueillir tout le monde.»
C’est Ginette Major, présidente de l’Association des résidants du Vieux-Montréal (!), qui fait cette affirmation édifiante et appuyée par aucun fait, aucune donnée et aucun chiffre précis, bien entendu.

ginette major
Je me suis dit: tiens! pourquoi ne pas amorcer une aimable discussion avec cette personne qui semble si bien informée et surtout, si bien intentionnée. Voici le courriel que je lui ai adressé, via le site de l’Association qu’elle préside.
Mme Major,
Je lis dans cyberpresse aujourd’hui une intervention de votre part:
«Il n’est pas souhaitable que les parcs deviennent des adresses permanentes, de nuit comme de jour. Un parc, ce n’est pas un dortoir en plein air. Ce n’est pas vrai qu’on condamne des gens à coucher sur le trottoir en fermant des parcs. Au centre-ville, il y a assez de place dans les refuges pour accueillir tout le monde.»
J’aimerais obtenir plus d’information à ce sujet: quels sont les chiffres exacts qui vous permettent d’affirmer qu’il y a suffisamment de places dans les refuges pour accueillir tous les sans abris de Montréal? Par aillleurs, êtes-vous au courant que les refuges n’accueillent pas les sans-abris quand ils sont intoxiqués? Que suggérez-vous alors pour ces personnes, comme alternative aux bancs des parcs? Je me demandais aussi à quelles heures vous vous tenez vous-mêmes dans les parcs pour que la présence de sans abris y dormant vous perturbe à ce point? Si vous leur demandiez leur avis (mais bon, il faudrait commencer par leur parler …), je serais fort étonnée que des itinérants comparent le confort d’un parc avec celui d’un dortoir chauffé …
Je me demande bien quel genre de personne il faut être devenu pour témoigner d’un tel mépris à l’égard de ceux qui n’ont rien. Si la présence de ces gens vous importune autant, pourquoi ne pas prendre action afin de leur venir en aide??!bonne journée
stéphanie beaucaire
J’accepte que mon message soit publié intégralement ou en partie dans le Journal «Le Vieux-Montréal» et/ou sur le site de l’ARVM, le cas échéant.:
Oui

