histoire de trou de …pardon! papier-cul!
Je travaille pour une grosse entreprise, dans un gros édifice du centre-ville de Montréal. Je ne travaille pas chez Jo-Patate.
En ce jeudi matin, nous ne pouvons plus aller aux toilettes depuis quelques heures déjà, car il n’y a plus de papier. En effet, restrictions obligent (car mon employeur n’a enregistré QU’un bénéfice net de 2,39 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2007), les toilettes ne sont nettoyées et les poubelles vidées que 3 fois par semaine désormais. Il manque donc systématiquement de papier de toilettes sur mon étage.
Que faisons-nous quand il manque de papier dans les toilettes au 3e étage d’un édifice du centre-ville de Montréal? Nous appelons la compagnie responsable de l’entretien des bâtiments. Ce faisant, nous rejoignons leur centre d’appel situé à Moncton, Nouveau-Brunswick. Un préposé ouvre un billet, et envoie un courriel à la compagnie sous-traitante qui s’occupe du ménage dans notre édifice. Cette compagnie, sur réception du courriel, dépêche quelqu’un pour venir mettre du papier dans notre toilette. Si toutefois, comme c’est le cas ce matin, après plusieurs appels le papier n’est toujours pas apparu, le préposé de Moncton ne fais ni une, ni deux, il appelle carrément son sous-traitant directement afin que le processus soit accéléré.
Je viens de demander à un préposé de centre d’appel localisé à Moncton de venir mettre du papier de toilette au 3e étage d’un édifice du centre-ville de Montréal.
Je surveille par la fenêtre …. dès que je vois le gars de UPS arriver avec son colis, je vous fais signe …. en attendant, quelqu’un a suggéré que nous utilisions les documents que nous avons déchiquetés ce matin en guise d’essuie-fesses …….peut-être qu’une page du dernier rapport annuel de mon employeur ferait tout autant l’affaire en plus de procurer de l’agrément …….


mars 14th, 2008 at 7:55
Cette histoire serait bien drôle si elle n’était pas si ridicule! Peut-être pourriez-vous envoyer vos « besoins » par la poste à Moncton!
mars 14th, 2008 at 9:57
Quelle bonne histoire! Un bijou. Ça me fait penser à l’absurdité décrite dans le roman ‘Stupeur et tremblements’ d’Amélie Nothomb. L’histoire se passe au Japon et décrit des absurdités semblables qui sévissent également dans les entreprises japonaises. Nous pouvons nous consoler, nous ne sommes pas les seuls. Je me demande combien d’argent les grandes entreprises économisent réellement en compliquant les choses à ce point. Probablement pas tant que ça, ce qui est d’autant plus absurbe. Merci encore, tu m’as fait rire.
mars 18th, 2008 at 9:06
je ne devrais pas rire…. mais comment faire autrement face a l’absurdité de la vie …..
mars 19th, 2008 at 0:14
la connerie n’a pas de frontière, rassure nous avons les mêmes absurdités en France…le problème c’est que nous autres employés sommes les seuls à les voir, nos employeurs trouvent toujours tout normal ?! bizarre nous ne devons pas avoir le même sens pratique !