la fin de l’Homme ne sera pas la fin du monde …
11th oct, 2007 par stephanie.beaucaire
Hier soir, au métropolis, Daniel Bélanger m’a touchée droit au coeur. J’ai tous les disques de Bélanger. Je connais par coeur les textes rafinés qui me bouleversent, les airs et les accords complexes qui me prennent au corps et je ressens, même physiquement, la sensibilité et l’intelligence de cette création qui me fait un bien indicible. Je ne peux pas entendre les temps fous sans ressentir ce sentiment tellement fort d’être comprise et consolée qu’il me fait monter les larmes aux yeux à tout coup …. “sentir ta main sur ma joue/ne pas la perdre comme on perd tout/les temps sont fous, oh aide moi/”.
En spectacle, l’émotion est décuplée, plus complexe encore car Bélanger est drôle, vif, vivant et tendre. Les chansons du dernier disques, sombres et lucides, sont la preuve que toute la laideur de notre monde peut encore être exprimée de manière magnifique, et c’est un réconfort que je vous invite à vous offrir.
“plus je m’assure/sur la vie et sur les choses/je me réveille chaque jour/plus angoissé/les objets me hantent/je fais des cauchemars de brocantes/où tout s’enfuit/en sursaut je me réveille/devant l’échec du matériel/devant l’échec/on peut me priver d’amour/mais pas de posséder/plutôt vendre mon âme et puis mourir/ma valeur marchande/à la bourse de l’enfer/est à la hausse/à chaque angoisse qui me ronge/devant l’échec du matériel/devant l’échec/faire marche arrière/entreprendre un demi-tour/est bien au-dessus/de mes forces déployées/à faire ce que doit/ce que les choses attendent de moi/à maintenir le monde/avant qu’il ne s’effondre/devant l’échec du matériel/devant l’échec.”
