Geneviève Jeanson avoue …. ouan pis?!?!?
21st sept, 2007 par stephanie.beaucaire
Je ne suis pas certaine de comprendre l’intérêt de toute cette affaire. Je veux dire: l’intérêt public? La relation complexe entretenue entre une ingénue et son pygmalion, entre la jeune fille et l’homme, cela nous regarde-t-il vraiment, en général, en tant que public de la télévision d’état? Le rapport ambigu au sport et à la victoire d’une très jeune fille laissée à elle-même, son triste besoin de prouver quelque chose, ce talent gâché, cette détermination gaspillée, ce sentiment de culpabilité et d’échec avec lequel elle vit, sommes-nous vraiment concernés par tout ça?

Pourquoi avoir ainsi harcelé Geneviève Jeanson pendant des mois, jusqu’à la briser complètement pour susciter de faux aveux? De faux aveux parce que vraiment, y avait-il encore quelqu’un qui ne savait pas qu’elle s’était dopée? Y avait-il déjà eu quelqu’un pour en douter? Restaient-ils encore des gens pour croire qu’on peut évoluer dans le milieu cycliste, avec succès ou pas, sans consommer de produits dopants!? Mais non! tout le monde savait que Jeanson s’était dopée, son entêtement à le nier n’a jamais trompé qui que ce soit, elle en faisait juste pitié.
Il est à craindre que la deuxième partie du reportage cherchera à faire porter le blâme à Aubut, qui a certainement abusé de son pouvoir d’adulte sur une très jeune fille pour projeter en elle ses espoirs et guérir ses propres frustrations; mais il reste que Jeanson a proprement été abandonnée à Aubut par ses parents. C’est à mon avis le plus scandaleux. Mais cela non plus, ce n’est pas de nos affaires.
Je ne sais pas si Alain Gravel pense qu’il a accompli un exploit, mis au jour une “affaire”, dévoilé un scandale, ou sorti un scoop …. ce n’est vraiment pas le cas. Faire brailler Jeanson, c’est pas l’affaire la plus difficile au monde, la faire craquer non plus. Si cela avait revêtu le moindre intérêt, quelqu’un d’autre l’aurait fait bien avant. La seule chose que l’équipe d’Enquête ait réussi à faire, c’est de dépenser les fonds publics en voyages en Arizona pour picosser une jeune femme qui ne doit rien à personne. Elle aurait dû refuser de leur parler, et les envoyer paître. Tout ça puait le journalisme cheap et sensationnaliste style camera ‘87, et dans toute cette histoire c’est Radio-Canada et leur fausse enquête à la chasse de cotes d’écoutes qui me semble le plus pathétique.

Effectivement cette histoire sur cette dame pue le sensationnalisme à pleine page. je n’ai rien lu de cette histoire parce que je n’y voyais là qu’une manière de remplir des pages et des pages de vide spirituel.. Une chance qu’internet existe et qu’on a la chance de choisir ce qu’on veut comme info.. sinon quoi elle prenait de la dope.. et pis quoi encore.. on s’en fout et qu’on passe à autre chose.. Hélas non la porte est ouverte.. je vois déjà les lignes ouvertes.. wouach..
Chère Stéphanie,
Merci de prendre la défense de Geneviève.
Père d’une fille du même âge, je trouve affreux qu’on ait pu laisser une jeune fille entre les mains d’aussi tristes personnages que ceux qui lui ont infligé ces outrages “médicaux”.
J’assimile cela à un viol. Et comme pour certains viols, on accuse la victime parce qu’elle ne s’est pas débattue devant son/ses agresseurs.
Ces derniers devraient être poursuivis et condamnés comme on le fait pour des violeurs.
Ne s’en sont-ils pas pris à une jeune sous influence?
N’ont-ils pas abusé de leur position?
J’espère que mon message parviendra jusqu’à Geneviève et qu’elle réalise qu’il y a sur terre des inconnus (même non-sportifs) qui pensent à elle et la soutiennent.
Peut-être que cela s’appelle l’”Amour du Prochain” (je ne suis pas religieux, mais la religion n’a pas le monopole du CÅ“ur).
Je souhaite à Geneviève et à toutes les “Geneviève” de nager dans le bonheur de vivre.
fred