le mystère marie-claude lortie
19th sept, 2007 par stephanie.beaucaire
Il y a quand même un certain temps que je me demande à quel endroit, ou plutôt chez qui, est ploguée Marie-Claude Lortie pour être autorisée à écrire ses insipidités dans la presse. On ne peut même pas appeler chronique d’humeur ses mini-billets, parfois longs de 10 lignes à peine, où elle se contente de nous garrocher son opinion niaise et non-argumentée de manière prétentieuse et sur un petit ton péremptoire qui me reste systématiquement en travers de la gorge.
Aujourd’hui, elle est inquiète parce qu’on va écoeurer “nos” p’tits chous en les privant de poutine pour leur servir des mets répugnants; parlant d’une nutritionniste, elle explique que celle-ci “s’en prend à la mayonnaise, qu’elle remplace ici par une mixture au tofu, là par de la ricotta allégée mélangée à de la moutarde et des oignons déshydratés. Et dans le sandwich au thon, elle lie les morceaux de poisson avec un mélange de fromage de chèvre et de yaourt nature…J’arrête de lire. J’ai un peu mal au coeur.”
Mademoiselle, si le fromage de chèvre, le yaourt nature, et la ricotta vous lève le coeur, je présume que vous avez très peu voyagé, même à travers montréal, car disons que la sauce préparée à partir de tofu ou de yaourt est plutôt chose commune dans un grand nombre d’endroits dans le monde où personne ne cherche pourtant à s’empoisonner. Disons qu’il n’est nul besoin d’avoir un grand sens de la découverte culinaire pour remplacer une mayonnaise par une sauce au tofu ou au yaourt, ce devrait même être plutôt banal pour une “critique gastronomique”.
Votre …heu …billet?.. en tout cas, vos quelques lignes rédigées à la hâte sont un bon exemple de la même condescendance que mes collègues me servent quand ils regardent avec un peu de pitié le lait de soya que je verse dans mes céréales le matin, et tout le mépris qu’on voit dans la pub d’un pain pas bon où les enfants qui ont des légumes dans leur boîte à lunch sont tout dépités tandis que celui qui sort un bon gros pain blanc moelleux affiche un air triomphant.
ah! mais non!!! votre billet n’est que l’écho d’une démarche marketing visant à faire vendre votre livre, dont vous faites la promotion sur votre “blog” en y affichant sans gêne des liens vers les commentaires positifs que vous avez vous même cherchés sur internet. aaaaaaaa! moi qui croyait avoir affaire à une vraie opinion, je me suis fait avoir comme une peewee par une arnaque publicitaire.
“On dirait que (…) l’acte de manger est quasi médical, quelque chose qui relève à la fois de la rigueur et de la norme” ….. à la lecture de vos petits “billets”, je comprend facilement que la rigueur n’est pas votre fort. Manger, c’est fournir au corps du carburant, c’est se maintenir en vie et si possible en santé. Je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas un acte réfléchi et posé, rigoureux et intelligent, ce qui n’est pas en opposition avec le plaisir, quoique vous en pensiez. Mais bien sûr les discours polémistes attirent davantage l’attention et font vendre plus de livres.
Je lis sur votre “blog” que vous êtes journaliste … cela ne manque pas d’air. Vous vous inquiétez des “missionnaires anticalories”? Je m’inquiète plutôt du fait que les journaux soient envahis de chroniqueurs, qui se prétendent et surtout se croient journalistes, par-dessus le marché.
Vous avez raison. Du temps qu’elle avait un blog sur Cyberpresse, j’ai posé quelques questions à madame Lortie suite à des billets au contenu douteux, au raisonnement douteux.. et parfois même, à la syntaxe douteuse.
-Des erreurs de compréhension à propos d’études scientifiques : énoncer que le yoga n’apporterait aucun bienfait physique alors que c’est plutôt le cas de la méditation;
ou
écrire que la moisissure cause physiologiquement la dépression, alors que l’article source dit bien que c’est psychologique.
-Des propos contradictoires d’un message à l’autre : questionner le pourquoi du “thé” vu que ses vertus médicinales ne sont pas démontrées, et ensuite dire qu’il faut manger ce qu’on aime sans se soucier des vertus nutritives ou médicales;
ou
vanter les vertus de l’école de cuisine où elle envoie ses enfants l’été, pour ensuite sonner l’alarme au sujet que les parents surchargent leurs enfants d’activités extra-scolaires de peformance.
-Des contradictions entre ce qu’elle dit et ce qu’elle fait : exhortation aux professeurs à écrire mieux, alors qu’elle même fait parfois 3-4 fautes bien grasses dans un seul billet très court.
Au plus fort de la crise sur le français dans les écoles, crise dont l’ampleur a été fortement amplifiée par l’action concertée des journalistes et chroniqueurs de La Presse, madame Lortie n’a pas supporté que je lui fasse remarquer qu’elle était mal placée pour commenter les lacunes des professeurs en français écrit. Mon Visa Cyberpresse a été immédiatement mis sur une sorte de liste qui fait en sorte que je ne peux plus écrire de commentaires où que ce soit.
Je pensais qu’il fallait être imbécile “grave” pour se faire bannir des commentaires de Cyberpresse, vu la stupidité ambiante qui y règne. Mais il y a un raccourci : il suffit de contredire certain(e)s chroniqueur(e)s qui ne cherchent qu’à donner un poids artificiel supplémentaire à leur propos en gonflant l’impression d’approbation par leurs lecteurs … et hop.. la porte, sans rien vous dire.
Depuis, elle s’est mise dans une autre section, où techniquement elle blogue encore, mais sans le fardeau de voir les commentaires publiés. Ça s’appelle “Chroniqueurs”, mais ce n’est qu’un nom.