projet asiemut: Mélanie Carrier et Olivier Higgins partagent leur aventure
4th avr, 2007 par stephanie.beaucaire
Il y a presque deux ans, le 23 mai 2005, sur ce blog, j’écrivais un billet au sujet du projet Asiemut qui démarrait le lendemain. Mélanie Carrier et Olivier Higgins enfourchaient alors leurs vélos à Oulan-Bator, destination Kolkata, en Inde, 7951km plus loin, et 6 mois plus tard. L’objectif du voyage : “réaliser un film qui saura faire réfléchir le spectateur sur les fondements de notre société, et surtout, sur sa propre situation à l’intérieur de cette dernière….l’aventure sera utilisée comme medium pour parler de plusieurs sujets tels que la culture, les traditions, la société, la consommation, la quête du bonheur…”.
Ils sont maintenant en tournée partout avec leur film que vous pouvez aussi vous procurer en format dvd sur leur site internet ainsi que le livre écrit par Mélanie Carrier, que j’ai dévoré en deux jours cette semaine.
Ce qui m’a paru le plus intéressant dans ce livre, au-delà bien sûr de toute l’aventure elle-même et des rencontres, c’est le questionnement de Mélanie Carrier face à ce besoin qu’elle ressent sans arrêt d’aller au bout de tout, de se dépasser … est-ce pour prouver quelque chose, pour fuir quelque chose, pour exorciser des peurs …?? la curiosité du monde et la soif de savoir sont des moteurs puissants, mais qui ne peuvent pas seuls expliquer cet entêtement et cette nécessité d’outrepasser constamment ses limites.
Par ailleurs, ce livre et ce film donnent bien sûr le goût du voyage, de l’aventure, de la rencontre, de l’authenticité, de l’effort. Des sous définitivement bien investis, surtout quand on pense que c’est 20$ moins cher que le livre la chimie des desserts, de Ricardo Larrivée, en 14e place du palmares de Renaud Bray ….
Si vous êtes capable d’endurer la sottise de Christiane Charette, vous pouvez entendre Higgins et Carrier (très brièvement) ici. C’est quand même incroyable le sans gêne de l’intervieweuse qui visiblement n’a pas la moindre idée de ce que Higgins et Carrier ont accompli, n’a pris la peine que de lire les quelques lignes rédigées par ses recherchistes et encore une fois, occupe plus de temps d’antenne que les gens qu’elle questionne en bafouillant.

