de la responsabilité citoyenne et de l’amour qui en découle ….
6th juil, 2006 par stephanie.beaucaire
Il y a quelques années, mon amie Geneviève a entrepris des démarches pour adopter un enfant haitien. Il est arrivé cette année, à la mi-avril, en même temps qu’une vague de beau temps et de température exceptionnellement chaude. Nous sommes allés le visiter deux jours plus tard, tous assis au soleil sur le balcon. Nous étions anxieux de recevoir les résultats de la batterie de tests qu’il avait dû passer, hiv, hépatite, etc …. Tout est négatif.
Pas tout à fait 3 mois qu’il est là , et il a déjà beaucoup changé…. il marche presque seul, il gazouille, il est éveillé et curieux, il est rieur et gai, il est doux et sociable. C’est un enfant charmant, que j’adore vous l’aurez compris!

J’ai longtemps dit que si l’idée folle d’avoir un enfant me prenait, je l’adopterais à coup sûr. Il me semble que la souffrance et la misère des enfants partout à travers le monde est telle et nous en sommes si directement responsables que nous devrions même être forcés d’adopter jusqu’à ce que tous les enfants du monde mangent à leur faim et vivent en sécurité. Je ne vois pas comment on peut faire des enfants quand des millions d’entre eux crèvent déjà et pourraient être aidés.
Je suis convaincue que l’adoption internationale n’est qu’un pis-aller: tous ces enfants devraient pouvoir vivre convenablement dans leur pays, près de leurs proches, dans leur milieu …. mais comme ce n’est pas toujours possible, on peut vouloir donner une petite chance supplémentaire à l’un d’entre eux. C’est ce qu’a décidé de faire mon amie Geneviève, plutôt que de faire dans le “je me reproduis, je perpétue la race” narcissique. Elle a décidé non seulement de se reconnaître responsable mais de prendre action en ce sens. C’est une décision que je respecte et que j’admire.
J’ai lu votre article et si je comprends bien parce qu’une gang de sans-dessein épais font des enfants de façon tout à fait irresponsable je suis dans le devoir d’adopter? Je n’ai d’autre choix car c’est ma responsabilité de laisser ceux qui aiment concevoir des enfants les faire à ma place? Parce que souvent un gouvernement garde l’argent du peuple et des donations internationales au lieu d’aider ses propres citoyens je dois payer 10 000$ pour compenser? Vous trouvez que ce que vous dites fait du sens?
This post has been removed by the author.
Je ne vois pas où vous lisez dans mon texte qu’”une gang de sans-dessein épais font des enfants de façon tout à fait irresponsable”, pourriez-vous m’indiquez l’endroit exact??
Je crois que nous sommes tous responsables du sort des autres humains sur la terre, et je conçois l’adoption comme une façon de manifester de la compassion pour nos semblables.
Par ailleurs, je trouve tout à fait irresponsable par les temps qui courent de mettre des enfants au monde, mais cela est un point de vue tout à fait personnel que je n’ai pas exprimé dans mon billet.
Des sans-desseins font des enfants? Vous ne le dites pas mais vous auriez dû!
Pourquoi serais-je responsable en quoique ce soit du sort des humains qui sont mis sur terre par d’autres humains qui visiblement se sacrent bien s’ils sont en mesure de prendre soins de leur proéniture? Je pense que nous avons sufisement de mal à faire fonctionner notre propre société sans avoir en plus à assumer en plein se qui se passe ailleurs.
Nous avons déjà eu un problème analogue au Québec (merci la religion) d’enfants orphelins et parce qu’on s’est pris en main il n’y a pratiquement plus d’enfants à adopter ici. Voilà pourquoi je dis que c’est aux gouvernements de ces pays à faire quelque chose. Nos parents achetaient des “Chinois” à l’école lorsqu’ils étaient petits et regardez aujourd’hui. La Chine est en train de devenir les prochains États-Unis!
D’après vous, y a-t-il déjà eu un contexte idéal pour avoir des enfants ici comme ailleurs? Et pourquoi est-ce plus acceptable ailleurs qu’ici?
Et oui, vous avez sous-entendu que c’était truite de faire des enfants en écrivant ce qui suit: Je ne vois pas comment on peut faire des enfants quand des millions d’entre eux crèvent déjà et pourraient être aidés.