compagnies pharmaceutiques: suite.
27th jan, 2006 par stephanie.beaucaire
Si le Fric show vous a titillé la curiosité, ou si le format vous laisse tellement perplexe que nous n’avez rien compris au contenu, ou encore si vous n’avez pas 30 minutes à consacrer à Radio-Canada un jeudi soir mais que le sujet vous intéresse, voici plusieurs infos & lectures intéressantes.
-Les motivations de l’industrie pharmaceutique, une discussion à l’émission indicatif présent, à la radio de Radio-Canada, très récent: 24 janvier 2006.
-sur le site de l’Attac-France (étonnamment!) une analyse socio-économique de l’industrie pharmaceutique brevetée pour la période 1991-2000 de Léo-Paul Lauzon & Marc Hasbani qui ont analysé sur une période de 10 ans les états financiers de neuf firmes pharmaceutiques majeures: Merck Co., Bristol-Myers Squibb Co., Pfizer Inc., Abbott Laboratories, Warner-Lambert Co., Eli Lilly Co., Schering-Plough Corp., SmithKline Beecham, et GlaxoWellcome.
*incluant énormément de chiffres et de données, et une analyse très compréhensible, ce texte vous aidera à “bien prendre conscience de l’énormité des chiffres, de leur impact sur le prix des médicaments et sur le coût des programmes de soins de santé publics et privés. Ce mode de gestion qui régit l’industrie pharmaceutique a pour conséquences un appauvrissement de la majorité au profit de l’enrichissement d’une minorité, une très mauvaise utilisation des ressources et enfin une répartition inéquitable de la richesse. Une bonne partie de la solution aux problèmes du système de santé public et de l’assurance-médicaments publique passe par un contrôle gouvernemental accru du prix des médicaments brevetés exercé par cet oligopole.”
*particulièrement intéressant, le point 14: recommandations.
-La guerre au profits des laboratoires pharmaceutiques, tiré du journal the indian express, dont voici un extrait:
“Les récompenses à l’achat de grandes quantités de médicaments sous prescription sont devenues une pratique courante en Inde, où des milliers de fabricants pharmaceutiques sont en compétition pour disposer d’un espace sur les étagères des pharmacies et où le demi million de pharmaciens dispose de pouvoirs inhabituels”.
-Les bons profits font les bonnes pilules, dans L’aut’journal, dont voici un extrait:
“Dans l’état actuel de la situation, il vaut beaucoup mieux souffrir d’une dysfonction érectile dans les sociétés occidentales industrielles où on peut avoir du Viagra, que de malaria ou de toute autre maladie de ce genre dans un pays d’Afrique.
L’Amérique du Nord, l’Europe de l’Ouest et le Japon représentent 80 % du marché des médicaments, en fonction duquel les entreprises pharmaceutiques ciblent leurs produits. Près de 80 % des recherches effectuées par les grandes compagnies pharmaceutiques sont donc dévolues à la recherche de traitements bénéficiant à seulement 20% de la population mondiale.
De plus, les maladies qui retiennent l’attention des chercheurs de ces firmes sont les maladies chroniques, celles qui, à l’inverse des maladies dites aiguës, financièrement moins intéressantes, nécessitent une médication prolongée.”
-L’Afrique, malade du profit, dans La riposte, dont voici un extrait:
“Les compagnies grandissent par le biais de fusions et d’acquisitions. SmithKline-Beecham et Glaxo-Wellcome, toutes deux issues de fusions, ont elles-même fusionné en une seule compagnie. Les cinq compagnies pharmaceutiques les plus importantes, les “Big Five”, réalisent un chiffre d’affaires supérieur au PIB de tous les pays de l’Afrique sub-saharienne réunis.”
“Chaque compagnie emploie des centaines de “lobbyistes” professionnels, dont le travail consiste à corrompre des politiciens des États-Unis et du reste du monde, en leur offrant des cadeaux, sous diverses formes, en échange de démarches susceptibles de faciliter la vente de ses produits. Le budget des lobbyistes américains dépensé pendant la campagne présidentielle s’élevait à 24,4 millions de dollars, dont 70% ont été versés dans les coffres du Parti Républicain.”