les ailes de mon coeur lourd

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refus d’être scab!

Les journalistes de la BBC refusent que leurs reportages soient utilisés pour remplir les trous laissés par les grévistes de CBC, faisant d’eux des briseurs de grève.

Il est temps que ce genre de solidarité se répande, maintenant que nous avons des moyens de communication qui ne nous permettent plus de se déclarer ignorants. Il faut cesser de faire semblant que nous se sommes pas au courant, il faut cesser de se faire croire que nos actions n’ont pas d’impact sur les autres, que nous ne sommes pas concernés.

Parce que mon frère y travaillait, j’ai été particulièrement sensibilisée au lock-out de 11 mois (!!) chez Vidéotron, et jusqu’à ce jour je suis encore révoltée, non seulement que la direction ait décidé d’embaucher des scabs, mais surtout que des gens égoïstes, individualistes et surtout écervelés aient acceptés de faire cette sale besogne; une job platte et même pas payante, dont ils auraient pus trouver l’équivalent et même mieux dans des milliers d’entreprises en 5 minutes.

Le scab, c’est la fin de tout pouvoir de négociation, le triomphe du patronat qui ne perd plus un sous dans un conflit de travail, c’est un recul inacceptable en matière de conditions de travail, alors que le Québec a adopté une loi anti-briseurs de grève depuis 1977.

L’utilisation des briseurs de grève (car on « utilise » bel et bien ces gens) durcit et rallonge induement les conflits de travail et entraîne au Québec une situation inéquitable en matière de conditions de travail puisque certains employés peuvent être remplacés par des scabs et d’autres non, dépendant du secteur dans lequel ils oeuvrent.

M. Rodrigue Blouin, membre du Groupe de travail fédéral ayant pour mandat de modifier le Code canadien du travail, affirmait dans le rapport Vers l’équilibre : « J’estime néanmoins que l’utilisation de remplaçants rompt brutalement le fragile équilibre économique qui existe entre les parties et le déséquilibre en faveur de l’employeur. Il en est ainsi parce qu’un étranger à la négociation collective prend fait et cause pour l’une des parties. La lutte n’est plus à deux mais à trois. Je soumets que l’utilisation de travailleurs de remplacement a le même effet que le recours à des briseurs de grève, c’est-à-dire ces personnes qui ont pour fonction de casser la grève. Il est par ailleurs paradoxal de constater la confusion terminologique qui existe en littérature entre ces mots. L’utilisation de travailleurs de remplacement compromet en définitive la finalité de la négociation collective. » (ref)

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