aspect financier des Jeux Olympiques
12th août, 2005 par stephanie.beaucaire
en suite du post “les jeux olympiques à montréal??? NON MERCI!
et Aspect guerrier des jeux olympiques
“Le progrès accompli face à l’olympisme, c’est sa désacralisation. Il ne parvient plus à se maquiller en mouvement éducatif et révèle sa voracité financière.”(Laurent Laplante, 21 sept 2000)
Voracité, le mot est encore faible face à la véritable mafia que consititue le CIO; face aux compagnies pharmaceutiques qui profitent à fond de la véritable manne que constituent ces hommes et ces femmes omnubilés par la gloire et prêts à risquer leurs vies pour…rien; face aux commanditaires des “athlètes” qui cherchent à faire de plus en plus de profits, quittent à faire travailler des enfants comme des forçats; face “aux gouvernements prêts à abdiquer leurs responsabilités en échange de droits de télévision (ref)”.
Quel rapport tous ces bandits ont-ils encore avec ce que devrait être le sport?? Un rapport mercantile, et aucun autre.
Le CIO est la quintessence de la logique marchande qui anime maintenant la tenue des Jeux Olympiques. Ce groupe de mafieux (dont plusieurs ont déjà été condamnés pour fraudes diverses mais sont toujours membres du comité) détient TOUS les pouvoirs, notamment en ce qui concerne le choix des sports et disciplines qui conséquemment tiennent de plus en plus du spectacle que de la performance sportive et favorisent le spectaculaire et les cotes d’écoute plutôt que les sports de masse, tel que cela devrait être selon la charte des JO:
“1.1 seuls les sports largement pratiqués dans au moins soixante quinze pays et sur quatre continents par les hommes, et dans au moins quarante pays et sur trois continents par les femmes, peuvent être inscrits au programme des Jeux de l’Olympiade”(ref).
Le CIO détient également tous les droits d’organisation, d’exploitation et de diffusion des Jeux. “Il est financé par les sommes payées par les télévisions pour la retransmission des épreuves et par un partenariat fructueux avec les sociétés marraines multinationales, le tout pour un budget de 2.8 milliards de dollar (soit le produit national brut d’un état comme le Mali, par exemple)” (ref).
Les gouvernements se sont depuis longtemps résignés devant le pouvoir sans partage du CIO et sont prêts à toutes les bassesses pour parvenir à s’introduire dans ce club sélect. Faisant miroiter aux populations toutes sortes d’avantages allant de la simple “reconnaissance internationale” aux bénéfices touristiques, économiques et autres, on essait de leur faire avaler d’un même trait les coûts invraisemblables d’une telle entreprise. Par exemple, le seul dossier de candidature de Paris a coûté 27 millions d’euros (40 millions de $ canadiens) (ref) Qui pensez-vous paie pour cette mise en candidature?? Les mêmes qui paient pour les Jeux, soyez-en assurés. Comme on le dit souvent il s’agit bien de “privatiser les profits et socialiser les pertes”.
Toutefois, seules les populations semblent payer et ne tirer aucun proft de cette imposture. Car les réseaux de télévisions et les annonceurs doivent bien faire de l’argent avec tout ça puisqu’ils n’hésitent pas à engouffrer des montants incroyables dans les droits de diffusion et temps de publicité: “l’Union européenne de radiodiffusion (UER), qui regroupe les chaînes publiques européennes, a payé 443 millions de dollars pour les JO de Pékin en 2008 (…) (et) les entreprises partenaires (coca cola, samsong, mcdonald’s, Swatch, Kodak…) ont investi près de 576 millions d’euros” dans cette gamique (ref).