réflexions générales
16th juil, 2005 par stephanie.beaucaire
Le travail n’est plus un échange de service. Il y a longtemps qu’il est devenu le centre absurde de nos vies, devenues tout aussi absurdes par le même fait. Nous y consacrons toutes nos énergies, presque tout notre temps, dans l’espoir complètement fou de pouvoir arrêter de travailler vers l’âge de 65 ans et se mettre alors à vivre. Ne serait-il pas plus réaliste de vivre d’abord et travailler ensuite, quand nos forces nous quittent pour les autres activités intéressantes de la vie? Ne serait-il pas plus profitable d’abord de voyager, de s’instruire, d’aller à la rencontre des autres, de développer des talents, d’apprendre à se connaître, de prendre conscience de notre monde, de devenir des personnes à part entière, lucides, informées et sensibles?
Nous avons plutôt choisi de consacrer nos meilleures années de vie adulte au travail, la plupart du temps inutile et même souvent nuisible. Nous passons nos journées au travail, afin d’être en mesure de nous loger, nous nourrir et payer quelques factures; pour la plupart des gens, c’est tout ce que le travail rapporte, pour de plus en plus de gens le travail ne garantit même plus cela. Travailler et être pauvre, c’est vraiment le comble de la misère, quand on nous dépouille à la fois de notre temps et de notre argent.
Pourquoi continue-t-on cette course insensée, pourquoi s’agite-t-on ainsi dans des occupations absurdes? La moindre réflexion, même superficielle, nous fait pourtant bien prendre conscience de la vacuité de tout ce système du “travail” érigé pour le seul profit de quelques privilégiés.
Pour la vaste majorité d’entre nous, il s’agit de passer sa vie à occuper un emploi insignifiant, qui ne contribue en rien à l’amélioration de notre monde. Nos vies n’ont aucun sens, consacrées à une activité qui ne nous rapporte rien que de l’argent. Nous mourrons fatigués, exangues et ignorants, ayant toujours vécu avec devant les yeux, comme un mirage au bout de notre vie, l’illusion que nous parviendrons à quelque chose, et ce leurre domine notre existence toute entière.
“And then one day you find ten years have got behind you
No one told you when to run, you missed the starting gun”
Pink Floyd
Merde, laisse-moi crisser ma job la a l`instant… Merci:)