workfare ou « politiques d’activation »
Excellent article dans le monde diplomatique du mois de juin au sujet des « politiques d’activation » qui « visent à remettre les exclus au travail », chez les États-Uniens, les Britanniques, les Scandinaves (surtout les Danois) et les Français. Très bonne démonstration de l’inutilité complète de ces mesures, qui réussissent bien sûr à faire baisser les « taux » de chômage au niveau statistique, mais qui dans la réalité ne contribuent qu’à créer de nouvelles catégories de pauvres.
Pour aiguiser votre appétit et vous inciter à aller lire l’article au complet:
« Compte tenu des maigres résultats de ces programmes, on se demande ce qui peut justifier l’engouement des gouvernements pour les politiques d’activation. En fait, ayant renoncé à modifier le comportement d’embauche des entreprises, l’État cherche à transformer la psychologie des bénéficiaires de l’aide sociale en leur imposant d’être sans cesse plus adaptables aux demandes du marché du travail. L’idéologie de l’ »employabilité » au coeur de ces programmes rend ainsi les chômeurs responsables de leur propre sort. Désormais, ce ne sont plus les gouvernants ou les entreprises qui sont à blâmer, mais bien les exclus eux-mêmes ».
Anne Daguerre, « Du workfare américain aux politiques européennes de retour au travail. Emplois forcés pour les bénéficiaires de l’aide social » Le monde diplomatique, juin 2005.
